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Procès Bacot : "Elle n'est pas coupable", clame l'un des fils de l'accusée

"Il ne nous manque pas, je n'en veux pas à maman", a déclaré Kevin, l'un des fils de Valérie Bacot, jugée pour avoir tué son mari violent.

Valérie Bacot arrivant au procès en compagnie de ses enfants le 21 juin 2021.
Valérie Bacot arrivant au procès en compagnie de ses enfants le 21 juin 2021.
Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Procès Bacot : "Elle n'est pas coupable", clame l'un des fils de l'accusée
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Procès Bacot : "Elle n'est pas coupable", clame l'un des fils de l'accusée
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Frédéric Perruche - édité par Marie Gingault

Deuxième jour du procès de Valérie Bacot. Depuis lundi 21 juin, cette mère de famille de 40 ans est jugée devant les assises de Saône-et-Loire pour avoir tué son mari, violent et proxénète. Aujourd'hui, ce sont leurs deux enfants aînés qui racontent le calvaire familial.

Très ému à la barre, les premiers mots de Kevin Polette, 21 ans aujourd'hui, 16 à l'époque des faits, sont pour sa mère, assise prostrée juste derrière lui. "Elle a souffert des années, elle n'est pas coupable, elle n'avait aucune aide". Le grand jeune homme détaille ensuite le quotidien de la famille : "Mon père il était violent avec nous, les enfants, les garçons. Il tapait, donnait des calottes, nous jetait à la figure tout ce qu'il avait sous la main quand il avait bu, tous les jours", raconte Kevin.

"Avec ma mère c'était pire, on n'y assistait pas, mais on entendait les cris. Souvent elle pleurait, on l'a même vu boiter", relate-t-il. "Parfois, elle avait le visage en sang", ajoute Dylan, le frère aîné. 

Il ne nous manque pas

Kevin

"Pourquoi ne pas avoir fui, ou alerté les gendarmes ?", demande l'avocat général. "On était piégé, on n'avait pas d'argent, on avait peur. Il avait des armes, il était violent, il nous aurait retrouvé", poursuit Dylan avant d'ajouter : "Même après l'avoir enterré en forêt en pleine nuit, on avait peur qu'il revienne, qu'il se relève, qu'il nous tue".

"La mort de l'autre, on ne l'appelait pas papa, nous a soudé", précise-t-il. "Il ne nous manque pas, je n'en veux pas à maman", conclut Kevin.

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