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Prêtre attaqué à Lyon : l'agresseur mis en examen et écroué

L'agresseur du prêtre orthodoxe, blessé par balles le 31 octobre à Lyon, a été mis en examen et placé en détention provisoire dimanche.

Des policiers devant l'église orthodoxe de Lyon, le 31 octobre 2020.
Des policiers devant l'église orthodoxe de Lyon, le 31 octobre 2020. Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

Ce dimanche, conformément aux réquisitions du parquet, l'agresseur du prêtre orthodoxe, blessé par balles le 31 octobre à Lyon, a été mis en examen pour tentative d'assassinat et placé en détention provisoire. Âgé de 40 ans et de nationalité géorgienne, le suspect avait été interpellé vendredi en compagnie de son épouse, une Russe trentenaire.

La garde à vue de celle-ci avait été levée samedi soir, "aucun élément relatif à une participation aux faits ne lui étant reproché en l'état de l'enquête", selon le procureur de la République à Lyon, Nicolas Jacquet. Devant les enquêteurs de la police judiciaire, le mis en cause a reconnu avoir tiré sur la victime, expliquant avoir voulu s'en prendre au prêtre parce qu'il entretenait une relation adultère avec sa conjointe.

Le suspect a affirmé cependant qu'il voulait blesser son rival amoureux et non le tuer, a souligné le procureur. Le prêtre orthodoxe, âgé de 52 ans, de nationalité grecque et marié, officiait depuis une dizaine d'années au sein de l'église orthodoxe grecque du 7e arrondissement de Lyon.

Un différend personnel

Le 31 octobre, Nikolaos Kakavelakis avait été pris pour cible par un homme tandis qu'il fermait la porte de l'édifice religieux, deux coups de fusil à canon scié le blessant grièvement à l'abdomen. Des éléments de cette arme ont été retrouvés dans la Saône sur les indications du suspect, a précisé le parquet.

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La police a été mise sur la piste de l'adultère par la victime elle-même, entendue dans la semaine après être sortie du coma. Son agression, survenue deux jours après l'attentat dans la basilique de Nice, avait immédiatement été perçue et condamnée, en France et à l'étranger, comme une nouvelle attaque terroriste.

Mais les enquêteurs ont rapidement privilégié la piste d'un différend de droit commun, en l'absence de revendication et compte tenu du mode opératoire de l'agresseur, mais aussi de la personnalité controversée de la victime, qui avait des relations conflictuelles au sein de sa communauté religieuse.

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