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Piotr Pavlenski : la France lui a-t-elle trop vite accordé l'asile politique ?

L'activiste russe, à l'origine de la diffusion de vidéos intimes de Benjamin Griveaux, a été libéré mardi 18 février.

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Piotr Pavlenski : la France lui a-t-elle trop vite accordé l'asile ? Crédit Image : MARTINI VIRGILIO/SIPA | Crédit Média : Thomas Prouteau | Durée : | Date :
Thomas Prouteau édité par Maxime Magnier

Piotr Pavlenski, l'artiste et activiste russe qui revendique la diffusion de vidéos intimes de Benjamin Griveaux, a été mis en examen pour "atteinte à la vie privée", et placé sous contrôle judiciaire. C'est le cas également de sa compagne Alexandra de Taddeo. Ce contrôle leur interdit notamment de se rencontrer. Piotr Pavlenski, lui, assure qu'il ne regrette rien, et entend poursuivre son action.

Il sera convoqué ultérieurement dans l'autre affaire qui lui a valu une garde à vue : une agression au couteau, le soir du 31 décembre dernier. Par ailleurs, l'activiste a déjà fait de la prison pour avoir incendié une succursale de la Banque de France en 2017, quelques mois après son arrivée en France comme réfugié politique.

Toutefois, Piotr Pavlenski n'a pas bénéficié d'un régime de faveur. Tout d'abord, parce que sa demande d'asile, en 2017, a été instruite dans des délais normaux. Cinq mois, c'est dans la moyenne. Ensuite, parce que les menaces qui pesaient en Russie sur Piotr Pavlenski et sa compagne de l'époque ont été considérées comme réelles par l'Office français de protection des réfugiés, l'Ofpra, d'après nos informations.

En l'état, la France ne peut lui retirer son statut de réfugié

L'activiste avait en effet enchaîné plusieurs performances violentes anti-Poutine. Et une plainte pour agression sexuelle venait d'être déposée contre le couple par une jeune actrice russe. Un coup monté par le Kremlin, selon Pavlenski et sa femme, qui ont toujours affirmé que la soirée libertine passée avec la comédienne avait été consentie. Une agression avec violence selon la jeune femme. Impossible, bien sûr, pour l'Office français des réfugiés, d'établir formellement la vérité. Mais après enquête, c'est bien l'hypothèse d'un piège des services russes qui a été retenue, un piège pour faire taire Pavlenski. La France lui a donc accordé l'asile, et ce malgré sa réputation sulfureuse.

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La France ne peut pas, désormais, lui retirer son statut de réfugié. Pour cela, il faudrait que Piotr Pavlenski représente une menace grave pour la sécurité de l'État, c'est-à-dire qu'il soit suspecté d'espionnage ou de terrorisme. Pour les vidéos de Benjamin Griveaux et les violences qui lui sont aujourd'hui reprochées, l'artiste encourt uniquement les peines prévues par la loi française.

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