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Picardie : coup de filet dans l'ultra droite, 16 personnes en garde à vue

La majeure partie des personne arrêtées, pour tentative d'homicides ou encore viols, sont proches de l'ex-groupe ultra Troisième voie.

Un agent de police (Illustration).
Un agent de police (Illustration). Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Après un coup de filet lundi dans le milieu de l'ultra droite en Picardie, seize hommes, dont un mineur, proches du mouvement dissous La Troisième Voie, ont été placés en garde à vue, a-t-on appris ce mardi 10 mars auprès du parquet d'Amiens. "Il y a eu 16 placements en garde à vue pour tentative d'homicide, violences, vols, reconstitution de groupes de combat, incendies et infractions à la législation sur les stupéfiants", a déclaré le procureur Bernard Farret, confirmant une information du Courrier Picard.

"La majeure partie des personnes placées en garde à vue sont proches de la mouvance ultra et de la Troisième voie", a-t-il ajouté, sans donner de précision sur la tentative d'homicide reprochée à un ou plusieurs des gardés à vue. Le coup de filet a eu lieu lundi matin, essentiellement dans la Somme, dans le cadre d'une information judiciaire qui avait été ouverte en mai 2014, selon le procureur. Étant donné la nature des faits, la garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.

Troisième Voie dissous après la mort de Clément Méric

D'après le Courrier Picard, les interpellations ont été faites à Ham, dans la Somme, mais aussi à Chauny (Aisne) et Compiègne (Oise).  Les personnes placées en garde à vue ont pour la majorité entre 20 et 30 ans, tandis que deux ont plus de 40 ans et qu'un autre est mineur, a précisé le procureur.

En juillet 2014, le Conseil d'État avait confirmé la dissolution, décidée par le gouvernement en juillet 2013, de Troisième Voie, groupuscule fondé en 2010 par Serge Ayoub, alias Batskin, ancien chef des skinheads d'extrême droite parisiens, et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). Ces dissolutions, ordonnées après l'émotion suscitée par la mort du militant d'extrême gauche Clément Méric, le 5 juin 2013, avaient été prises sur décret au motif que Troisième voie et les JNR constituaient des "milices privées" et "provoquaient à la haine, à la discrimination et à la violence", selon le Conseil d’État.

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En septembre 2014, Esteban Morillo, sympathisant de Troisième Voie et principal suspect dans la mort de Clément Méric au cours d'une rixe, a été remis en liberté par la cour d'appel de Paris, soumis à un contrôle judiciaire strict dans l'attente d'un jugement. Esteban Morillo a grandi dans un village de l'Aisne, à Neuilly Saint-Front.

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