2 min de lecture Pédophilie

Pédophilie : qui sont les “intercepteurs” qui piègent les prédateurs sur Internet ?

Face à l'augmentation croissante des actes pédophiles sur internet, des anonymes ont décidé de partir en guerre contre ces prédateurs sexuels qui sévissent sur les réseaux sociaux.

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Pédophilie : qui sont les “intercepteurs” qui piègent les prédateurs sur Internet ? Crédit Image : GABRIEL BOUYS / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Alice Moreno
édité par Venantia Petillault

Ils se comportent comme des justiciers même s'ils préfèrent le terme "d'intercepteurs". Depuis plusieurs mois, ces particuliers se sont donnés pour mission de chasser les pédophiles qui sévissent sur les réseaux sociaux. 

Le principe ? Créer de faux profils d'adolescentes, attendre d'être abordé par un homme plus âgé et repérer les prédateurs pour transmettre les informations aux services de police. Ils seraient 1.500 à travers la France à participer à cette traque, le plus souvent des pères de famille regroupés par département et particulièrement actifs. 

Sur les réseaux sociaux, ils s'appellent Sophia, Élise ou Maëlle. Mais derrière leur photo d'adolescente se cachent des adultes. Ils se définissent comme des "intercepteurs" de pédophiles. C'est ce qu'a fait ce Normand de 30 ans.

Depuis deux mois, il se fait passer pour une jeune fille de 13 ans. "Au bout d'un quart d'heure, certains nous envoie déjà leur sexe en photo. Ils nous proposent de les rencontrer. On a aussi des menaces : si nous ne donnons pas de photos de nous nues, ils nous violent. Certaines nuits, j'ai du mal à m'endormir. Je suis père de trois enfants et j'ai envie que mes enfants soient en sécurité lorsqu'ils vont sur les réseaux sociaux."

Une initiative risquée, selon les services de police

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Certains servent d’appât, d'autres font des recherches sur les pédophiles présumés : adresse, nom, âge, activité, afin de les transmettre aux enquêteurs professionnels. Une démarche risquée selon Philippe Guichard, patron de l'Office centrale des répressions des violences aux personnes : "Il y a d'abord le risque de tomber sur un individu sur lequel un service travaille depuis longtemps, ce qui pourrait perturber vivement une enquête. Le risque notable du lynchage de l'individu médiatique ou même physique. On est susceptibles d'arriver un jour ou l'autre à un drame, à un type qui se suicide car il ne supporte pas d'être dénoncé. Ce n'est pas ça la justice", conclut-il. 

Il invite les témoins d'agissements suspects à s'en remettre aux services de police ou de gendarmerie ou à les signaler sur Pharos, une plateforme sur internet de lutte contre la cybercriminalité.

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