2 min de lecture Justice

Paris : un street artist en garde à vue pour viols et agressions sexuelles

VU DANS LA PRESSE - L'artiste parisien de 53 ans est soupçonné d'avoir violé et agressé sexuellement une trentaine de jeunes femmes lors de shooting photos.

Une oeuvre de Wilfrid A à Montmartre
Une oeuvre de Wilfrid A à Montmartre Crédit : Capture d'écran Twitter @lamourcourt
Florine Boukhelifa Journaliste

C'est un street artist bien connu pour sa célèbre signature "L'amour court les rues", inscrite sur les murs de la capitale. Mais le photographe cacherait une grande part d'ombre. Cet homme âgé de 53 ans a été placé en garde à vue mercredi 30 septembre dans les locaux du deuxième district de la direction de la police judiciaire de Paris. Les autorités le soupçonnent d'avoir violé et agressé sexuellement une trentaine de jeunes femmes attirées par la perspective d'entrer dans le monde de la mode, selon une information du Parisien.

Début juillet, le parquet de Paris avait annoncé que 25 femmes avaient porté plainte contre l'artiste. Une plainte jointe à l'ouverture, le 26 juin 2020, d'une enquête préliminaire pour viols et agression sexuelle, après une première plainte déposée par une autre victime présumée.

Interrogée par le journal local, une source proche du dossier a déclaré que "la police et la justice ont déjà tenté de le poursuivre pour viol et agression sexuelle mais à chaque fois le constat est le même : c'est parole contre parole et le photographe échappe à la sanction." Cette fois, les enquêteurs l'ont convoqué pour qu'il s'explique sur ces accusations après avoir entendu une grande partie des victimes.

Une méthode récurrente

L'artiste de rue, qui fait également des photos de sport, des clichés érotiques et parfois pornographiques, aurait mis en place un stratagème pour attirer ses victimes dans ses filets. Il contactait les jeunes femmes via les réseaux sociaux ou directement dans la rue pour leur proposer de poser pour des photos, tout en précisant qu'il travaille pour de célèbres magazines de mode. Le rendez-vous était alors donné dans son appartement parisien situé dans le XVIIIe arrondissement, où son comportement aurait rapidement changé, faisant subir attouchements sexuels ou viols à ces dernières.

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Ce vendredi soir, le parquet de Paris décidera des suites à donner à cette affaire. Le photographe a, de son côté, assuré que toutes les plaignantes étaient consentantes et attirées par l'idée de faire carrière dans la mode. 

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Justice Street art Paris
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