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Organiste licencié à Strasbourg : "Je ne voulais pas qu'il y en ait d'autres", confie sa première victime

DOCUMENT RTL - À Strasbourg, l'archevêché vient de licencier l'un des organistes de la cathédrale, tout juste condamné pour harcèlement sexuel. L'homme avait déjà été condamné en 1999 pour agression sexuelle sur mineure. Françoise, sa victime, se confie sur RTL.

Une vue de la cathédrale de Strasbourg, en juin 2009
Une vue de la cathédrale de Strasbourg, en juin 2009
Crédit : AFP / Archives, Frédérick Florin
Pédocriminalité dans l'Église : "Ça abîme une personne à vie", témoigne une victime
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Yannick Olland - édité par William Vuillez

L'Église veut montrer sa fermeté depuis le choc du rapport de la Commission sur les abus sexuels, le rapport Sauvé. L'archevêché de Strasbourg vient de licencier l'un des organistes de la cathédrale, condamné mi-octobre à 6 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel sur mineure, pendant des cours de musique. Mais sa première condamnation, pour agression sexuelle, remonte à la fin des années 90. Il avait pourtant poursuivi sa carrière, sans être inquiété. 

Alors ce licenciement laisse un goût particulièrement amer à sa première victime. Pour Françoise, cela fait 22 ans que l'Église aurait pu licencier l'organiste de la cathédrale. 22 ans que l'archevêché savait, l'homme avait été condamné en 1999 pour agression sur mineure. Françoise, sa victime, avait à l'époque entre 13 et 17 ans et elle avait tenu à porter plainte. 

"Je ne voulais pas qu'il y en ait d'autres. Ça abîme tellement une personne et à vie, que vraiment je ne voulais pas qu'il y en ait d'autres. J'ai l'impression que tout ce que j'ai fait à l'époque et vécu, c'était en vain", confie-t-elle. Pour éviter que cela se reproduise, son père avait transmis le jugement par écrit, à chaque nouvel archevêque de Strasbourg. 

"Bien sûr qu'ils savaient. J'ose espérer qu'ils gardent un minimum d'archives. J'ai des courriers qui prouvent qu'à chaque nouvelle prise de poste, à chaque nouvel archevêque, il y a eu information", dit-elle. Françoise ne croit plus aujourd'hui à la sincérité de l'Église. Elle pense que l'organiste ne sera qu'un fusible pour éviter une véritable remise en question de toute l'institution.

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