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Nîmes : des détenus se font livrer des lames de scie par drone

VU DANS LA PRESSE - Une enquête a été ouverte après la découverte d'un drone qui transportait des objets interdits dans la prison de Nîmes le lundi 9 août.

Un drone (photo d'illustration)
Un drone (photo d'illustration)
Crédit : ROBERT MACPHERSON / AFP
Camille Guesdon

Des câbles de téléphones, du matériel pour faire une chicha ou encore des lames de scies de petite taille. C'est ce qu'ont retrouvé les gardiens de la maison d'arrêt de Nîmes après le crash d'un drone dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 août, dans la cour nord de la prison, selon les informations d'un communiqué du syndicat Ufap-Unsa justice. Une enquête a été ouverte à la suite de cet incident.

Les détenus redoublent d'imagination pour se faire livrer des produits prohibés en prison en utilisant des drones. Les lames de scies retrouvées dans cette livraison par drone à Nîmes ont suscité l’inquiétude de l’organisation syndicale. Alors qu'un drone peut permettre de transporter "un certain poids", le syndicat Ufap se demande inquiet : "Qu’est ce qui peut empêcher la livraison d’une arme ou d’un produit plus perfectionné ?". 

Ouverture d'une enquête interne et judiciaire

La livraison par drone est de plus en plus répandue dans les centres pénitenciers. Le drone retrouvé serait onéreux et donc capable de transporter des objets plus ou moins lourds. Ainsi, l'organisation syndicale craint un transport "d’explosifs, de drogue ou de téléphones portables". De plus, si le pilote du drone n'avait pas perdu le contrôle, l'appareil n'aurait pas été repéré, ce qui signifie que des livraisons de ce type ont probablement déjà eu lieu.

Dans son communiqué, le syndicat a indiqué avoir contacté la direction de la maison d’arrêt de Nîmes "pour connaître son plan d’action face à cet événement grave", en précisant que la direction avait déjà pris des mesures. La direction de l’établissement n’a pas souhaité répondre sur la découverte du drone mais a confirmé l’ouverture d’une enquête interne et judiciaire.
Cet incident révèle une situation hors de contrôle et prouve que les murs de prisons ne sont pas si infranchissables. Les méthodes pour faire passer des produits ou objets aux détenus de manière clandestine sont nombreuses. Même si le drone est la dernière invention, les méthodes traditionnelles sont encore utilisées notamment avec celle du projectile, lancé au-dessus du mur, ou les échanges lors des parloirs.

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