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Mort de Naomi Musenga : le Samu de Strasbourg accablé par un rapport

Selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales, la procédure du Samu de Strasbourg n'était "pas conforme" et "source de risque pour les patients". Le responsable du Samu de Strasbourg démissionne.

Naomi Musenga est décédée le 29 décembre 2017
Naomi Musenga est décédée le 29 décembre 2017
Crédit : Catherine FABING / MUSENGA FAMILY / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

"La procédure de régulation" générale établie par le Samu de Strasbourg n'était "pas conforme aux recommandations de bonnes pratiques et source de risque pour les patients", selon l'enquête menée par l'Inspection générale des affaires sociales suite au décès fin décembre de Naomi Musenga et publiée ce mercredi 20 juin. 

Les réponses "non adaptées de l'assistante de régulation médicale", qui n'avait pas pris l'appel de la jeune femme au sérieux, sont aussi mises en cause par l'Igas, car elles ont "conduit à un retard global de prise en charge de près de 2h20". 

"Alors que tout appel à caractère médical devrait être 'régulé' par un médecin, la procédure en vigueur au Samu de Strasbourg permettait aux assistants de régulation médicale, dans certains cas, de traiter seuls ce type d'appels", observe le rapport. "Ainsi, il pouvait être proposé à l'appelant de composer lui-même le numéro d'un médecin pendant la journée" dans certains cas, ce qui n'est ni "conforme aux recommandations de bonnes pratiques de la Haute autorité de Santé", ni "au référentiel de la Société française de médecine d'urgence", relève la mission. 

Démission du responsable du Samu de Strasbourg

L'annonce de la démission du responsable du Samu de Strasbourg est tombée dans la foulée. "Cette demande de démission a été déposée spontanément au début de l'enquête, début mai, et a été accepté, puisque c'est une des préconisations du rapport de l'inspection générale" a annoncé Christophe Gautier, directeur des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.

En mai dernier, la mort de cette jeune mère de famille le 29 décembre 2017 après qu'elle a été moquée par le Samu avait suscité l'indignation. Dans un enregistrement téléphonique, on pouvait entendre Naomi Musenga se plaindre de fortes douleurs et dire "je vais mourir", ce à quoi l'opératrice du Samu avait répondu "Oui, vous allez mourir un jour, comme tout le monde, Ok ?". Le rapport note ainsi son "ton moqueur" et "dur". Cette affaire avait également permis de révéler plusieurs cas similaires.

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