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Mort d'un collégien en cours d'EPS : le professeur, condamné à 18 mois de prison avec sursis, va faire appel

Un professeur d'éducation physique et sportive a été condamné à 18 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains pour homicide involontaire. Cette décision fait suite au décès tragique d'un élève de 12 ans, survenu après une séance d'endurance en dépit d'une dispense médicale.

Justice (photo d'illustration)

AFP - édité par Eléonore Aparicio

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Le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains a rendu son verdict ce mardi 27 janvier, condamnant un professeur d'éducation physique et sportive à 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire.

L'affaire remonte à décembre 2020, lorsque Baptiste, un élève de 12 ans, est décédé après avoir participé à une séance d'endurance malgré une dispense médicale. Le tribunal a également infligé une amende de 5.000 euros à l'enseignant.

Souffrant d'une hypertrophie du myocarde, l'élève avait été pris d'un malaise lors d'une épreuve d'endurance dans son collège de Bons-en-Chablais. L'enquête a révélé que l'élève, bien que dispensé de sport, avait couru avec ses camarades. Il est décédé le lendemain à l'hôpital de Genève où il avait été évacué. 

La famille envisage de porter plainte contre l'Éducation nationale

L'enseignant quinquagénaire avait affirmé à la barre avoir été informé "entre deux portes" par son élève qu'il avait un "problème cardiaque" mais avoir ignoré qu'il était en possession d'une dispense de sport. Il avait également regretté de devoir "assumer tout seul ce drame", sans la communauté éducative à ses côtés.

Le professeur "était le coupable idéal, le coupable tout désigné (...) L'Éducation nationale est totalement absente", a déploré de son côté son avocate Me Mathilde Reboux, qui a annoncé vouloir faire appel de la décision.

Les parents de Baptiste, Xavier Ledoux et Mélanie Jacques, ont exprimé leur indignation face à la peine jugée trop clémente. Ils envisagent de porter plainte contre l'Éducation nationale, qu'ils accusent de négligence.

"Qui peut se contenter d'une peine aussi faible ? (...) 18 mois avec sursis pour la mort d'un gamin de 12 ans, c'est très peu payé", a réagi leur avocat Me Ledoux après le rendu de la décision. "On ne va pas s'arrêter là, on va continuer, on va donc aller vers une plainte contre l'Éducation nationale", a-t-il ajouté.

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