1 min de lecture Faits divers

Meurtre d'une prostituée roumaine en 2016 : un homme sera jugé aux assises

Le suspect de 32 ans clame son innocence, bien qu'il avoue s'être débarrassé du corps qui présentait 26 coups de couteau, dont aucun n'a été mortel.

Une cour d'assises (illustration)
Une cour d'assises (illustration) Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

Un meurtre d'une grande violence. Un travailleur frontalier soupçonné d'avoir tué, fin 2016, une prostituée roumaine de 18 ans, rendue méconnaissable et identifiée près d'un an après, sera jugé en 2020 devant la cour d'assises du Doubs, a indiqué samedi 18 janvier le parquet.

Une juge d'instruction de Besançon, qui a rendu son ordonnance de mise en accusation lundi, estime avoir "assez d'éléments probants pour renvoyer le suspect de 32 ans devant la cour d'assises pour homicide volontaire", a précisé à l'AFP le procureur Etienne Manteaux. Il prévoit un procès "courant 2020".

Cet agent de sécurité, père d'un enfant, qui vivait en couple à Mouthe (Doubs) et travaillait près de Lausanne (Suisse), "dit qu'il est innocent, qu'il n'a fait que se débarrasser du corps", a précisé le magistrat. Son ADN a été retrouvé sur la victime, Mihaela Miloiu, tuée en Suisse. Son corps dénudé avait été découvert par des bûcherons le 15 décembre 2016 dans la forêt communale du Frasnois (Jura), au-dessus des Cascades du Hérisson, à proximité de la frontière suisse.

Une reconstitution faciale pour identifier la victime

Il présentait 26 coups de couteau, dont aucun n'a été mortel. D'après l'autopsie, le décès a été causé par de multiples coups portés au visage, dont les os et les dents étaient brisés. La victime était méconnaissable.

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"Il a admis avoir eu une relation sexuelle avec la victime. Il a expliqué que des individus l'auraient ensuite tuée", a précisé le procureur. "Mais il ne dit rien, ni sur leur signalement, ni sur leur véhicule, ni sur l'arme utilisée", note Étienne Manteaux, soulignant ses "multiples versions".

Pour l'identifier, l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) avait effectué une reconstitution faciale de la jeune femme afin d'établir son portrait-robot en 3D. Un appel à témoins avait été diffusé très largement en Europe.

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