1 min de lecture Justice

Maine-et-Loire : 20 ans de prison pour avoir tué sa compagne avec une ceinture de peignoir

Cette affaire avait débuté avec la découverte le 19 mai 2011 du corps en état de décomposition avancé d'une quinquagénaire à Cholet.

Cholet, dans le Maine-et-Loire
Cholet, dans le Maine-et-Loire Crédit : Google Maps
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

Une ceinture de robe de chambre avait été trouvée autour du cou de la victime. La cour d'assises du Maine-et-Loire a condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle un homme de 55 ans pour l'assassinat de sa compagne en 2010 à Cholet

Cette affaire avait débuté avec la découverte le 19 mai 2011 du corps en état de décomposition avancé de Brigitte Prigent, une quinquagénaire, dans son appartement de Cholet (Maine-et-Loire). 

Les enquêteurs découvraient dans le logement deux lettres, datées du 5 novembre 2010 et signées Yannick Catroux, compagnon de Brigitte Prigent. Dans le courrier, l'homme alors âgé de 47 ans, précisait avoir étranglé sa compagne.

Les investigations permettaient de confirmer, grâce à des analyses ADN, la présence de l'accusé sur les lieux. L'autopsie de la victime avait aussi confirmé la mort par strangulation et ne contredisait pas la date du décès indiqué dans les lettres.

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En 2011, le parquet d'Angers émettait un mandat d'arrêt à l'encontre du seul suspect. Les investigations pour retrouver Yannick Catroux se poursuivaient, en vain, pendant des années.

L'homme retrouvé en 2016

En juin 2016, sa trace étaient enfin retrouvée à la faveur d'une demande de passeport effectuée par le fugitif en Loire-Atlantique. Une surveillance permettait d'interpeller le suspect à Saint-Nazaire, qui expliquait son parcours aux enquêteurs. Après s'être enfui et s'être retrouvé sans domicile fixe, il s'était réfugié dans un squat à Saint-Nazaire et effectuait des petits travaux rémunérés au noir.

En garde à vue, il avait reconnu avoir étranglée Brigitte Prigent à l'aide de la ceinture de son peignoir. Il niait cependant la préméditation, expliquant avoir "abrégé les souffrances" de sa compagne "à sa demande" et justifiait les retraits d'argent du compte de Brigitte Prigent après sa mort comme un remboursement de dettes. 

Devant la cour d'assises, l'accusé a maintenu sa version des faits. L'enquête avait également permis d'établir que la victime et l'accusé étaient alcooliques.

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