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"Le crime n'a pas de genre" : Europol mobilise les internautes pour traquer les fugitives

La police européenne a lancé vendredi 18 octobre une nouvelle campagne et un site internet pour impliquer les citoyens dans les recherches de plusieurs fugitives.

Le site de la nouvelle campagne d'Europol lancée vendredi 18 octobre : "Le crime n'a pas de genre".
Le site de la nouvelle campagne d'Europol lancée vendredi 18 octobre : "Le crime n'a pas de genre". Crédit : Capture/YouTube/Europol
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

"Le crime n'a pas de genre". Avec ce slogan, l'agence européenne de police criminelle Europol lance vendredi une nouvelle campagne choc pour capturer les femmes criminelles les plus recherchées des pays de l'Union européenne (UE), soulignant que leurs crimes sont "aussi graves" que ceux commis par les hommes.

Créé pour l'occasion, le nouveau site interactif d'Europol dévoile d'une manière spectaculaire les visages de criminels en fuite recherchés par les polices de 21 pays de l'UE. À la manière du graphisme d'un jeu vidéo, il présente les portraits robots de ces fugitifs dissimulés derrière un masque terrifiant illuminé par des néons, avant que leur visage ne soit progressivement dévoilé. L'internaute se rend ainsi compte que, parmi ces criminels suspectés de "meurtre", "trafic d'êtres humains" ou de "trafic de drogue", 18 sont des femmes.

"Les gens pensent que d'habitude ces crimes ne sont pas commis par des femmes, mais ils le sont et ils sont aussi graves que ceux commis par les hommes", explique la porte-parole d'Europol, Tine Hollevoet. "L'objectif est d'attirer le plus grand nombre possible de visiteurs, l'expérience nous ayant appris que plus grand est le nombre de personnes ayant vu les fugitifs recherchés, plus grandes sont les chances de localiser et d'arrêter" ces derniers, a-t-elle poursuivi.

Une jeune femme recherchée par la France

Par exemple, la France recherche Jessica Edosomwan, une Nigériane en fuite après le démantèlement par la police française d'un réseau de prostitution dans la région de Lyon à la fin de l'année 2007. Un total de 26 personnes avaient été arrêtées. Le réseau exploitait une soixantaine de prostituées qui avaient été attirées en France avec la promesse d'un avenir meilleur et y avaient été introduites en passant par la Libye.

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Les femmes étaient intimidées et leurs familles menacées, a indiqué la police française. Le procès de suspects dans cette affaire doit débuter à Lyon le 6 novembre. Jessica Edosomwan se trouverait soit dans les pays du Benelux, soit en France ou en Italie, selon la police.

Une autre femme recherchée est la Hongroise Ildiko Dudas, 31 ans, accusée de trafic de drogue et d'abus à l'encontre d'enfants."Les enfants de la suspecte étaient très souvent amenés aux transactions de drogue", a indiqué Europol. Dudas a été condamnée à six ans de prison pour des crimes commis entre 2011 et 2012. On ne sait pas où elle se trouve actuellement.

Europol lance régulièrement des campagnes originales pour impliquer les citoyens dans la recherche des fugitifs. Il y a deux ans, l'organisme avait envoyé des cartes postales aux criminels recherchés. Et, en 2016, la police européenne avait par exemple lancé un calendrier de l'Avent des fugitifs

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