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Les infos de 12h30 - Violences en Guadeloupe : les affrontements ont-ils été planifiés et organisés ?

Selon le procureur, un policier et des jeunes se sont mis d'accord pour choisir des lieux d'attaque, tandis que des entreprises ont versé des montants importants pour être épargnées.

Un barrage routier au Gosier en Guadeloupe.
Un barrage routier au Gosier en Guadeloupe.
Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Violences en Guadeloupe : les affrontements ont-ils été planifiés et organisés ?
01:26
Le Journal Inattendu du 22 janvier 2022
49:19
Le Journal Inattendu du 22 janvier 2022
49:19
Anne Le Henaff - édité par Florine Boukhelifa

En Guadeloupe, des révélations du procureur de la République font l'effet d'une bombe. Alors que l'île fait face à des violences urbaines sur fond de contestation de l'obligation vaccinale, le magistrat affirme que ces dernières ont été organisées et planifiées. Un fonctionnaire de police et des jeunes se seraient ainsi mis d'accord pour choisir des lieux d'attaque. Il a également dénoncé une volonté claire d'enrichissement.

"Tout s'inscrit dans une stratégie élaborée, d'un partage de rôles entre les jeunes de Pointe-à-Pitre et notamment de Grand Camp, aux Abymes : que chacun sème la panique dans sa partie de territoire", explique ainsi Patrick Desjardins, le procureur de la République de Guadeloupe. "Ces derniers bénéficiaient de la complicité d'un fonctionnaire de police qui n'hésitait pas à apporter des éléments très précis sur le positionnement de ses collègues pendant les nuits d'émeutes", poursuit-il.

"Le but était d'une part d'obtenir des sommes de la part de grands groupes, en échange de la promesse de ne pas lancer les émeutiers contre leurs intérêts. L'autre visée était de bénéficier de subventions, ou à la faveur en tout cas de relations parfois troubles avec certains élus locaux", détaille le magistrat.

Un système "mafieux"

Dans cette enquête, huit personnes ont été mises en examen dont un fonctionnaire de police à l'encontre duquel le procureur n'a pas mâché ses mots, parlant alors de "trahison". Ce policier était à l'origine de nombreuses opérations depuis novembre dernier.

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Les jeunes émeutiers n'agissaient ainsi pas par hasard, bien au contraire. Ils étaient dirigés par ce fonctionnaire, qui leur expliquait où étaient positionnés ses collègues. Il a eu un rôle actif et a même été à l'origine de plusieurs opérations contre les locaux du SPIP, de l'aéroport ou encore de la préfecture de Pointe-à-Pitre.

Derrière tout cela, il y a un système pouvant être qualifié de "mafieux", avec des grands groupes qui payaient les chefs des émeutiers pour ne pas être attaqués. Le nom des entreprises concernées et le montant des rançons ne sont pas encore connus, mais le procureur a parlé de sommes considérables, bien loin des protestations spontanées contre l'obligation vaccinale.

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