2 min de lecture Justice

Les actualités de 12h30 - Haute-Saône : un supermarché accusé de harcèlement moral

Le climat social était devenu intenable au centre Leclerc d'Héricourt, en Haute-Saône, au point que 25 salariés ont porté plainte contre la direction. Quatre personnes ont été mis en examen pour harcèlement moral.

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Les actualités de 12h30 - Haute-Saône : un supermarché accusé de harcèlement moral Crédit Image : FRED TANNEAU / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Samuel Goldschmidt et AFP

Femmes enceintes devant porter des charges lourdes, heures supplémentaires non comptabilisées, remarques désobligeantes... Un couple de propriétaires d'un supermarché d'Héricourt, en Haute-Saône, leur directeur commercial et le directeur financier ont été mis en examen mercredi 29 mai pour harcèlement moral contre 25 salariés. 

Le couple de propriétaires, des quinquagénaires, et le directeur commercial, né en 1980, sont soupçonnés "d'avoir eu des comportements et des propos humiliants, menaçants qui ont conduit un grand nombre de salariés à des burn-out ou des arrêts maladie, permettant aux employeurs de les déclarer inaptes à leurs postes et de les licencier", a détaillé Emmanuel Dupic, procureur de la République à Vesoul.

Les faits ont été révélés à l'occasion d'une procédure début 2018 devant les prud'hommes de quatorze salariés licenciés de ce magasin Leclerc à Héricourt. L'enquête a révélé "un harcèlement moral important, pendant neuf ans, avec une pression quotidienne sur les employés qui a conduit à une détresse physique et psychologique", a-t-il précisé. 

"Une surveillance constante"

Selon les témoignages des quatorze salariés, auxquels se sont ajoutées onze personnes au fil de l'enquête, la badgeuse - permettant de comptabiliser le temps de travail - avait été retirée par le couple à son arrivée en 2010. Les heures supplémentaires n'étaient pas prises en compte et la porte de la salle de pause avait été enlevée pour "une surveillance constante".

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Des femmes enceintes et des personnes en situation de handicap étaient contraintes d'occuper des postes avec des charges lourdes à porter ou des horaires inadaptés à leur état. Certains des plaignants ont dénoncé "des propos racistes", des femmes "des remarques sur leur silhouette ou leurs vêtements", a dit Emmanuel Dupic.

Les salariés, majoritairement des femmes, "étaient des personnes souvent employées en CDD par une agence d'intérim, qui soit démissionnaient, soit étaient licenciées", a précisé le procureur. Les suspects, qui contestent les faits, encourent deux ans de prison, 30.000 euros d'amende et l'interdiction de diriger une entreprise.Tous ont été placés sous contrôle judiciaire.

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