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Le maire de Lorette prend un nouvel arrêté pour limiter le port du voile et du burkini

Le maire de la ville située dans la Loire a fait voter, mercredi 12 juillet en conseil municipal, un nouvel arrêté restreignant le port du voile et du burkini sur le site d'un bassin communal.

Une femme se baigne en burkini (illustration)
Une femme se baigne en burkini (illustration)
Crédit : AP/SIPA
Maxime Magnier & AFP

Gérard Tardy n'en démord pas. Après avoir créé la polémique, fin juin, avec un arrêté interdisant le burkini et le voile sur le site d'un bassin communal, le maire divers droite de Lorette (Loire) revient à la charge avec un nouvel arrêté. Voté mercredi 12 juillet en conseil municipal, il restreint le port des deux vêtements autour du plan d'eau en question.

Le burkini est désormais autorisé sauf "dans l'eau (et) sur les pontons au bord de l'eau". "Seuls les vêtements conçus pour la baignade et permettant le respect des règles d'hygiène et de sécurité sont autorisés", dispose l'arrêté. En outre, pour accéder à la plage, "une personne portant un voile ou un foulard doit être identifiable"

Dans l'arrêté fin pris fin juin pour l'ouverture du nouveau plan d'eau de cette commune de 5.000 habitants, "monokini, burkini, voile dissimulant partiellement ou totalement le visage, combinaison" étaient interdits autour du bassin. L'arrêté avait finalement été retiré, non sans déclencher la polémique.

Gérard Tardy est désormais visé par une enquête préliminaire pour discrimination et doit être entendu pour une suspicion de "refus de l'accès à un service dans un lieu recevant du public, en raison d'éléments discriminatoires matérialisés par une signalétique" (ndlr : un pictogramme représentant la tête d'une femme voilée, barrée d'un trait rouge). 

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Le tribunal administratif de Lyon, saisi en référé par trois associations (Maison des Potes 42, Ligue des droits de l'Homme, Collectif contre l'islamophobie en France), avait condamné la commune à verser à chacune de ces dernières 700 euros au titre des frais de justice. La préfecture de la Loire a pour sa part indiqué qu'"une analyse juridique était en cours" pour savoir si le nouveau texte "est conforme à la loi ou s'il doit être déféré devant le tribunal administratif".

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