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Le combat d'une mère qui a perdu ses deux filles dans un accident de voiture

Le 3 avril 2018, Nadia a perdu ses deux filles de 2 et 3 ans dans un accident de voiture provoqué par un chauffard en excès de vitesse. Depuis, elle se bat pour qu'il ne récidive pas.

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Le combat d'une mère qui a perdu ses deux filles dans un accident de voiture Crédit Image : Capture Facebook Lila et Adelaïde | Crédit Média : RTL | Date :
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Amandine Bégot édité par Esther Serrajordia

Le témoignage très fort de Nadia est à lire ce matin dans les colonnes du Parisien. Il y a un peu plus d'un an, cette maman a perdu 2 de ses 3 enfants. Deux petites filles de 2 et 3 ans. Depuis, elle se bat pour que l'homme qui a provoqué l'accident soit condamné. 

Nous sommes le 3 avril 2018, Nadia est au volant de sa voiture sur une route départementale qu'elle connait par cœur et pour cause, elle l'empreinte tous les jours. Ce soir là il pleut beaucoup, il y a de l'orage. À l'arrière de la voiture, Lila, 3 ans et demi, Adelaïde 26 mois et Isaac, son nouveau né, observent les éclairs, mi amusés mi inquiets. 

Brusquement la jeune mère de famille voit débouler une Maserati noire qui roule vite, à 100, 150 km/h. Aujourd'hui encore les experts ne sont pas d'accord. En une fraction de seconde, le bolide perd le contrôle et vient s'encastrer dans la voiture de Nadia. "Un choc frontal d'une violence inouïe" écrit Le Parisien

Ce sont les hurlements d'Isaac, le bébé, qui réveilleront la jeune femme. Les petites, en revanche n'ont pas survécu. Dans les semaines qui suivent, Nadia raconte avoir avalé des médicaments en grande quantité. Elle se retrouve alors à l’hôpital. Ce jour là, dit elle, "j'ai décidé de me battre. Je suis morte avec mes filles mais je dois reconstruire une vie parallèle, pour lui, pour Isaac qui tient le coup , sans se plaindre. Il gardera pourtant sans doute des séquelles à vie". 

Lettre à Emmanuel Macron

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Demain, jeudi 19 septembre, Nadia sera face au chauffard qui conduisait ce jour là. Il doit être jugé devant le tribunal correctionnel de Laon. Un chef d'entreprise de 48 ans, père de famille et qui a, par le passé, fait l'objet de deux suspension de permis pour excès de vitesse justement. 

Avant l'accident d'ailleurs, plusieurs témoins  assurent avoir croisé ce jour là une Maserati qui roulait très vite, entre 150 et 180 km/h dit même un gendarme. D'autres décrivent un chauffard qui aime faire monter sa voiture dans les tours et crisser ses pneus en centre ville. Des témoignages rejetés en bloc par l'avocat de l’intéressé qui évoque lui un déchaînement émotionnel. Qu'importe, Nadia est aujourd'hui plus que jamais déterminée à faire en sorte que cet homme qui a fait basculer sa vie n'en brise pas d'autres. 

Convaincue que ce drame aurait pu être évité, elle a adressé une lettre à Emmanuel Macron. Lettre que publie le Journal du Dimanche. La jeune femme y formule une série de propositions. Elle demande notamment l'application stricte de la loi. Aujourd'hui, explique-t-elle, les grands excès de vitesse sont passibles de 3 ans de suspension de permis
Le chauffard qui les a percuté ce jour là n'a été condamné qu'à 4 mois. Si la loi et les sanctions à son encontre avaient été appliquées fidèlement et de manière drastique notre accident, écrit-elle, n'aura jamais eu lieu. 

Faire payer plus cher les conducteurs dangereux

Nadia s'étonne également de voir qu'un individu, pourtant condamné à de multiples reprises, puisse être considéré comme un bon conducteur par son assureur. Le système de bonus malus ne se met en place qu'en cas d'accident responsable. Les compagnies devraient, dit-elle pouvoir consulter les permis, les nombre de points et les procès verbaux relatifs à tous leurs assurés. 

Cela leur permettrait, poursuit-elle, de faire payer plus cher les conducteurs dangereux. Elle propose aussi d'imposer un suivi psychologique aux récidivistes. Seuls ceux qui seront jugés responsable pourraient reprendre le volant. Quant aux indemnités accordés aux victimes, Nadia demande qu'elles soient revues à la hausse. Peut-être les assurances seraient elles alors plus vigilantes dans le choix de leurs assurés. "Lors de l’instruction j'ai découvert que la vie de mes filles valaient une trentaine de milliers d'euros... c'est moins que le prix d'une Maserati", affirme-t-elle. 

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