1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Landes : une maire porte plainte après avoir reçu une cartouche par courrier
2 min de lecture

Landes : une maire porte plainte après avoir reçu une cartouche par courrier

Une balle de revolver de 9 mm a été retrouvée dans ce courrier, ainsi qu'un papier avec la mention manuscrite "collabo", en raison de son soutien à la stratégie vaccinale et au passe sanitaire.

Une écharpe de maire (illustration)
Une écharpe de maire (illustration)
Crédit : AFP
Quentin Marchal & AFP

Une élue de la République a été directement menacée après avoir reçu une lettre, contenant une cartouche de pistolet, ce mardi 3 août. Une enquête pour menace de mort a été ouverte après cet acte contre la maire de la commune d'Hagetmau, dans les Landes, a appris l'AFP, auprès du parquet de Mont-de-Marsan.

Le courrier postal, contenant la cartouche de pistolet de calibre 9 mm, et un papier avec la mention manuscrite "collabo", a été reçue mardi matin en mairie d'Hagetmau, adressée à la maire et conseillère régionale (MoDem) de Nouvelle-Aquitaine, Pascale Requenna, qui a décidé de porter plainte.

L'enquête ouverte a été confiée à la gendarmerie de Mont-de-Marsan, avec des moyens de police scientifique et technique, a précisé le parquet, confirmant une information du site du quotidien SudOuest. Aucune revendication n'a été reçue et aucune piste particulière n'était privilégiée dans un premier temps.

Plusieurs élus soutenant la stratégie vaccinale menacés

C'est la deuxième fois en quelques jours que Pascale Requenna est la cible de menaces. À la fin du mois de juillet, son nom, surligné, figurait sur des feuillets agrafés à des guillotines factices en bois et en carton, d'environ 2 mètres de haut, découvertes dans quatre communes des Landes, dont Hagetmau. Ces listes de nom étaient accompagnées d'un tract intitulé "interdiction d'obligation de passe sanitaire et de vaccination".

À lire aussi

Un homme de 50 ans, au casier judiciaire vierge, avait été interpellé quelques jours plus tard, identifié grâce à l'exploitation d'images de video-surveillance. Il avait indiqué avoir agi seul, et vouloir par ses guillotines "alerter les maires concernés de la violation des libertés fondamentales par les décisions gouvernementales" de lutte contre l'épidémie de la Covid-19

L'individu avait ensuite regretté que le symbole ait été "mal perçu" et assuré n'avoir "jamais eu l'intention ni la conscience de menacer de mort les élus". Placé sous contrôle judiciaire, le suspect sera jugé en octobre. Plusieurs élus, des députés notamment, ont fait ces dernières semaines l'objet de menaces de mort et tentatives d'intimidation pour leur soutient à la stratégie vaccinale et de passe sanitaire du gouvernement, amenant le parquet de Paris à ouvrir une enquête le 20 juillet. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/