1 min de lecture Justice

L'État condamné pour "faute lourde" après un féminicide

Isabelle Thomas avait porté plainte à deux reprises contre son ex-compagnon. Elle a été abattue avec ses parents lors d'une course poursuite, le 4 août 2014.

Un manifestant brandit une pancarte "Stop Féminicides" à la marche contre les violences faites aux femmes samedi 23 novembre.
Un manifestant brandit une pancarte "Stop Féminicides" à la marche contre les violences faites aux femmes samedi 23 novembre. Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
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Camille Sarazin et AFP

Elle avait porté plainte à plusieurs reprises. Son ex-compagnon l'a assassinée, à Grande-Synthe, en 2014. L'État vient d'être condamné pour "faute lourde" suite à ce féminicide, a-t-on appris ce lundi 20 avril de source judiciaire. Il devra verser 100.000 euros de dommages et intérêts à la famille. 

Le tribunal judiciaire de Paris a estimé qu'une "faute" des services de police a mis "en position" l'ex-compagnon de la victime "de commettre les trois assassinats". Il avait abattu son ex-compagne ainsi que ses parents lors d'une course-poursuite en voiture le 4 août 2014. 

C'est la sœur de la victime qui a décidé de porter plainte contre l'État français, estimant que des "dysfonctionnements" de la chaîne pénale ont conduit au meurtre d'Isabelle Thomas. La victime avait averti les services de police de la dangerosité de son ex-compagnon. Patrick Lemoine a d'abord tenté de l'étrangler le 27 juin 2014. Suite à cela, cette professeure de mathématiques de 49 ans déposait plainte. 

L'homme avait été placé en garde à vue puis libéré sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec elle. Il devait être jugé quelques semaines plus tard, le 13 août, pour ces faits. Mais il a continué à la suivre en voiture et à la harceler, en totale violation de son contrôle judiciaire. Isabelle avait alors porté plainte une deuxième fois, le 10 juillet, puis une main courante le 23 juillet. Convoqué au commissariat, Patrick Lemoine ne s'est jamais présenté. Il l'a assassinée 12 jours plus tard. 

Le tribunal judiciaire a estimé qu'une "faute" avait été commise par les services de police, qui n'ont "pas tout mis en oeuvre" pour retrouver Patrick Lemoine alors qu'il violait son contrôle judiciaire.

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