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Des policiers français bloquent l'accès à une rue à Paris le 13 février 2026, après avoir abattu un homme armé d'un couteau sous l'Arc de Triomphe, qui a menacé un gendarme devant le célèbre monument parisien.
Crédit : Guillaume BAPTISTE / AFP
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L'assaillant de l'Arc de Triomphe a-t-il fait l'objet d'un suivi judiciaire suffisant ? L'homme qui s'en est pris à des gendarmes vendredi 13 février sur la place de l'Étoile avait déjà été condamné en 2013 à 17 ans de prison pour avoir attaqué des fonctionnaires de police à Molenbeek, en Belgique. Une peine qu'il avait effectuée en partie en Belgique et en partie en France, avant d'être placé sous contrôle judiciaire après sa sortie de prison en décembre dernier, à l'issue d'une réduction de peine classique.
L'assaillant, qui vivait en Seine-Saint-Denis, faisait l'objet d'une surveillance et devait pointer tous les jours au commissariat. Après cette attaque se pose la question de son suivi, et notamment de savoir si les mesures mises en place étaient suffisantes pour empêcher une récidive. Jean-François Ricard, le premier procureur national antiterroriste, qui a occupé ce poste entre 2019 et 2024, assure que les autorités ont utilisé tous les moyens mis à leur disposition pour surveiller l'assaillant.
"Tout me paraît avoir été fait au maximum pour empêcher une récidive", déclare-t-il ce samedi matin sur RTL, précisant que les récidives d'un acte terroriste lourd, comme c'est le cas pour l'homme neutralisé vendredi, sont des occurrences "extrêmement rares" : "Il y a environ 70 individus condamnés pour terrorisme qui ont été remis en liberté chaque année au cours de ces dernières années. Parmi eux, jusqu'à présent, il n'y a eu quasiment aucun cas de récidive."
Depuis sa remise en liberté, l'assaillant de l'Arc de Triomphe faisait l'objet d'un suivi judiciaire strict, qui l'obligeait notamment à pointer tous les jours au commissariat d'Aulnay-sous-Bois, où il était domicilié. Il avait également interdiction d'entrer en contact avec des personnes radicalisées ou condamnées pour des actes de terrorisme, ou encore interdiction de sortie de chez lui à certaines heures de la journée. "Il est difficile de faire beaucoup plus en l'état de législation", explique Jean-François Ricard, assurant que les autorités ont fait tout ce qu'elles pouvaient "en l'état des textes dont disposent les services antiterroristes et la justice antiterroriste."
Il met ainsi le doigt sur une "vraie difficulté" : la législation actuelle est-elle assez stricte en termes de suivi des personnes radicalisées et condamnées pour terrorisme ? Pour l'ancien procureur national antiterroriste, ce n'est pas nécessairement le cas, mais aucune tentative de durcir la législation n'a pour le moment abouti. "Nous avions espéré, en 2020, disposer de textes plus répressifs, plus durs, si l'on peut dire. Ces textes avaient été votés par l'Assemblée nationale, mais avaient été annulés par le Conseil constitutionnel."
Les autorités ne peuvent donc aujourd'hui utiliser que les moyens prévus à leur disposition par la loi, ce qui rend impossible une surveillance 24h sur 24 des personnes comme l'assaillant de l'Arc de Triomphe. "Vous imaginez bien qu'on ne peut pas mobiliser 20 ou 30 policiers quotidiennement pour assurer son suivi. Ce serait totalement impossible," conclut Jean-François Ricard.
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