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Attaque à l'Arc de Triomphe : l'assaillant qui a blessé un gendarme est mort des suites de ses blessures

Le 13 février, lors de la cérémonie du ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, un homme armé d'un couteau a légèrement blessé un gendarme, qui a répliqué en utilisant son arme. L'assaillant, transporté à l'hôpital, est mort des suites de ses blessures.

L'Arc de triomphe bouclé par les forces de l'ordre après une attaque terroriste, le 13 février 2026

Crédit : Flora Granchette/RTL

Sophie Neumayer & Eléonore Aparicio

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Le 13 février 2026, un homme armé d'un couteau a perturbé la cérémonie du ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe à Paris, blessant légèrement un gendarme. Pour le neutraliser les gendarmes ont fait usage de leurs armes. Transporté à l'hôpital dans un état très grave, l'assaillant a succombé à ses blessures, a indiqué le parquet antiterroriste jeudi soir. 

Le pnat s'est saisi de l'affaire et a ouvert une enquête de flagrance pour tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP) en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle. Les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, en coordination avec la Direction de la Police Judiciaire de la Préfecture de Police (DPJ-PP) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 

Selon les premiers éléments recueillis, l'attaque a eu lieu peu après 18h sur la place de l'Étoile, où un homme a agressé un militaire de la gendarmerie nationale avec un couteau et une paire de ciseaux. Un autre gendarme a riposté en utilisant son arme de service pour neutraliser l'assaillant. Le gendarme attaqué n'a pas été physiquement blessé. 

Sur X le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez a adressé son soutien "au militaire intervenant qui a agi avec sang-froid et détermination face à la menace terroriste qui a voulu nous frapper". Le président Emmanuel Macron a également félicité les gendarmes qui ont "stoppé" cette "attaque terroriste". 

L'assaillant au lourd passé judiciaire

L'assaillant, né en 1978 et de nationalité française, avait un passé judiciaire lourd. Il avait été condamné à 17 ans de réclusion criminelle par le tribunal de première instance de Bruxelles le 25 juin 2013 pour tentative d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste, au préjudice de trois fonctionnaires de police. 

Il avait également été reconnu coupable de port prohibé d'armes ou de matériels de guerre de catégorie A et de rébellion avec arme, pour des faits commis à Molenbeek le 8 juin 2012. Après avoir été incarcéré en Belgique, il avait été transféré en France le 27 janvier 2015, suite à une décision de reconnaissance du caractère exécutoire du jugement belge.

Après avoir purgé sa peine, l'assaillant était sorti de détention le 24 décembre 2025 et faisait l'objet d'un suivi dans le cadre d'une surveillance judiciaire prononcée par le tribunal d'application des peines le 17 juin 2025. Il était également soumis à une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance.

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