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À Aulnay-sous-Bois, ville où était domicilié l'assaillant, la police a bouclé la zone, le 13 février 2026
Crédit : Nicolas Ginestière/RTL
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Peu après 18 heures, ce vendredi 13 février 2026, une attaque a visé un militaire de la gendarmerie nationale place de l’Étoile, à Paris. En pleine cérémonie du ravivage de la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe, un homme armé d'un couteau et d'une paire de ciseaux s'en est pris à un gendarme.
Selon les premiers éléments de l'enquête transmis par le parquet national antiterroriste, un second militaire a riposté en faisant usage de son arme de service afin de neutraliser l’assaillant. Le gendarme visé n’a pas été blessé : la lame du couteau aurait été arrêtée par le col de sa gabardine. L'attaquant en revanche, est décédé des suites de ses blessures.
L’enquête a été immédiatement confiée au Parquet national antiterroriste (PNAT), qui a ouvert une enquête de flagrance pour tentative d’assassinats sur personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP) en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle.
L’homme, né en 1978 et de nationalité française, domicilié à Aulnay-sous-Bois, était connu des autorités. Il avait été condamné le 25 juin 2013 par le tribunal de première instance de Bruxelles à 17 ans de réclusion criminelle pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste. Les faits concernaient une attaque commise le 8 juin 2012 à Molenbeek contre trois fonctionnaires de police. Il avait également été reconnu coupable de port prohibé d’armes ou de matériels de guerre de catégorie A et de rébellion avec arme.
Incarcéré en Belgique après sa condamnation, il avait été transféré en France le 27 janvier 2015, à la suite d’une décision reconnaissant le caractère exécutoire du jugement belge. Après avoir purgé l’intégralité de sa peine, il est sorti de détention le 24 décembre 2025.
Depuis sa libération, il faisait l’objet d’un suivi dans le cadre d’une surveillance judiciaire prononcée par le tribunal de l’application des peines le 17 juin 2025. Par ailleurs, il était soumis à une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), dispositif réservé aux personnes considérées comme présentant une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics.
Si les circonstances précises de son passage à l’acte restent à établir, les éléments connus dessinent le profil d’un individu déjà condamné pour des faits terroristes graves, ayant purgé une longue peine d’emprisonnement et placé sous dispositifs de contrôle à sa sortie. Selon les informations du Parisien, cet après-midi même, l'homme avait téléphoné au commissariat d'Aulnay-sous-Bois pour déclarer qu'il comptait "flinguer" des militaires.
L’enquête devra désormais déterminer les motivations exactes de l’attaque, d’éventuelles complicités, ainsi que les circonstances précises ayant conduit à ce nouvel acte violent en plein cœur de la capitale.
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