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Gendarmes pris pour cible, suspect fiché S et sous surveillance judiciaire... Ce que l'on sait au lendemain de l'attaque terroriste à l'Arc de Triomphe

Un homme s'en est pris à des gendarmes vendredi 13 février à l'Arc de Triomphe. Après des tirs de riposte des militaires, l'assaillant a succombé à ses blessures. Connu des services de justice, il avait été condamné en 2013 à 17 ans de prison pour des faits similaires commis en Belgique.

L'Arc de triomphe bouclé par les forces de l'ordre après une attaque terroriste, le 13 février 2026

Crédit : Flora Granchette/RTL

Gendarmes ciblés, assaillant sous suivi judiciaire... Ce que l'on sait de l'attaque terroriste à l'Arc de Triomphe

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Sophie Neumayer & Laurène Rocheteau

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Un homme armé a attaqué des gendarmes vendredi 13 février à l'Arc de Triomphe. Les militaires, qui ont riposté avec des tirs, sont parvenus à neutraliser l'assaillant, qui a succombé quelque temps après à ses blessures. L'homme âgé de 47 ans avait déjà été condamné en Belgique pour des faits similaires, et avait été remis en liberté en décembre dernier. 

Une enquête a été ouverte auprès du parquet national antiterroriste, qui doit désormais établir les raisons de ce passage à l'acte, d'autant que l'homme faisait l'objet d'un suivi judiciaire depuis sa libération de prison. 

Déterminé à attaquer les forces de l'ordre

Les faits se sont produits vendredi soir, en pleine cérémonie de ravivage de la flamme du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe. Muni d'un couteau et d'une paire de ciseaux, l'homme s'en est pris aux militaires qui se trouvaient sur place. Le principal gendarme visé n'a toutefois pas été blessé, la lame du couteau ayant été arrêtée par le col de sa gabardine. 

Les militaires ont alors riposté par des tirs, neutralisant l'assaillant qui a par la suite succombé à ses blessures. Selon nos informations, l'homme était déterminé à s'en prendre aux forces de l'ordre. Il avait notamment appelé le commissariat dans la soirée pour annoncer qu'il allait passer à l'acte.

L'assaillant résidait en Seine-Saint-Denis

Né en France en 1978, l'assaillant était domicilié à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, où il faisait l'objet d'une mesure de pointage quotidienne. Le matin même de l'attaque, il avait pointé au commissariat d'Aulnay-sous-Bois, dans le cadre de son suivi judiciaire. Il était en effet identifié comme terroriste et fiché S après une condamnation pour des faits similaires, commis en Belgique.

Accompagné par une association de réinsertion sociale, l'homme avait été libéré de prison en décembre dernier, après une réduction de peine. Il avait effectué sa condamnation en partie en France, et en partie en Belgique. 

Déjà condamné pour des faits similaires

En 2013, il avait été condamné à 17 ans de réclusion criminelle pour avoir attaqué des fonctionnaires de police à Molenbeek, en Belgique. Condamné pour tentative d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste, il avait également été reconnu coupable de port prohibé d’armes ou de matériels de guerre de catégorie A, et de rébellion avec arme.

Après sa remise en liberté, il avait été soumis à un suivi judiciaire strict qui l'obligeait notamment à pointer quotidiennement au commissariat, lui interdisait d'entrer en contact avec des personnes radicalisées ou condamnées pour terrorisme, ou même de sortir de chez lui à certaines heures. Se pose désormais la question de savoir si son suivi judiciaire était suffisant.

À écouter

Antiterrorisme : Jean François Ricard est l'invité de Stéphane Carpentier

00:06:28

Pour Jean-François Ricard, le premier procureur national antiterroriste, "tout a été fait au maximum pour empêcher une récidive" de l'assaillant, les autorités usant au maximum des moyens mis à leur disposition pour surveiller l'homme. "Il est difficile de faire beaucoup plus en l'état de la législation," explique-t-il ce samedi matin sur RTL.

Une enquête ouverte

Une enquête a immédiatement été ouverte et confiée au parquet national antiterroriste (PNAT), qui a ouvert une enquête de flagrance pour tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique (PDAP) en relation avec une entreprise terroriste, et pour participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Les investigations sont menées par la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, conjointement avec la Direction de la Police Judiciaire de la Préfecture de Police (DPJ-PP) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). L'enquête devra désormais déterminer les motivations de l'assaillant et déterminer s'il avait d'éventuels complices.

Emmanuel Macron remercie les gendarmes

En déplacement en Allemagne pour la Conférence de Munich sur la sécurité, Emmanuel Macron a fermement condamné cette attaque terroriste et remercié les militaires pour leur intervention. 

"Je veux féliciter les gendarmes qui ont réagi tout de suite et notre gendarme qui a neutralisé l’assaillant. Nous sommes vigilants à chaque instant, nos forces de sécurité intérieures – policiers, gendarmes, gardes républicains – sont mobilisées et sont intervenues ce soir avec force, pour stopper cet assaut et cette attaque terroriste", a-t-il déclaré. Sur son compte X, il a également salué "le courage et le sang-froid" des militaires, dont l'intervention a mis "fin à l’attaque et évité le pire".

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