1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. "Jacquie et Michel" : le propriétaire du site porno mis en examen pour complicité de viol
2 min de lecture

"Jacquie et Michel" : le propriétaire du site porno mis en examen pour complicité de viol

Trois autres hommes ont également et mis en examen pour viols, complicité de viol, proxénétisme et traite d'être humain.

Le site Jacquie et Michel (illustration)
Le site Jacquie et Michel (illustration)
Crédit : GABRIEL BOUYS / AFP
Samuel Vivant & AFP

Dérives dans le porno amateur. Le propriétaire du site "Jacquie et Michel" a été mis en examen vendredi 17 juin, notamment pour complicité de viol et traite d'être humain en bande organisée. 

Interpellé mardi 14 juin avec son épouse et trois autres hommes, Michel Piron, 64 ans, a été mis en examen à l'issue de 72 heures de garde à vue, puis placé sous contrôle judiciaire. Il a donc pu ressortir libre du tribunal, alors que le parquet avait requis son placement en détention provisoire, a constaté l'AFP lors d'une audience publique devant le juge des libertés et de la détention (JLD).

Les trois autres hommes - un ancien acteur et deux anciens réalisateurs - ont également été mis en examen dans ce dossier, pour viols, complicité de viol, proxénétisme en bande organisée et traite d'être humain en bande organisée. 

L'un d'eux est aussi poursuivi pour complicité de viol avec acte de torture et de barbarie. Il a été placé en détention provisoire. L'épouse de Michel Piron, Araceli, a, elle, été placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté et est ainsi ressortie libre vendredi du tribunal judiciaire de Paris.

Démission

À lire aussi

Dans un communiqué, Me Nicolas Cellupica, avocat du groupe Arès, présidé par Michel Piron et détenteur du site pornographique, a affirmé qu'il était reproché à Michel Piron "des faits - contestés - concernant une seule plaignante, en 2013". "L'infraction de proxénétisme n'a pas été retenue à son encontre", ajoute-t-il, annonçant par ailleurs que Michel Piron avait décidé de quitter le groupe le temps de cette procédure.

"Le groupe Jacquie et Michel acquiert et diffuse des milliers de vidéos par an réalisées par des producteurs indépendants et regrette profondément que 7 scènes litigieuses aient pu être tournées parmi celles-ci, sur les 20 dernières années", souligne-t-il.

Devant le JLD, la représentante du ministère public a décrit un "système de proxénétisme et de traite des êtres humains", avec des "femmes démolies". "On les entraîne dans un piège", a-t-elle déclaré, dénonçant un "mode opératoire qui enferre les victimes dans ce système". 

"Pratiques sexuelles hors normes et douloureuses"

Les avocats de la défense ont pour leur part fustigé "deux ans de procédure" au cours desquels "aucun acte d'enquête" n'était intervenu selon eux. "La vision du ministère public, c'est de se dire que le porno n'est qu'une forme de violence", a lancé un des avocats. "Sur 7.000 femmes (filmées, ndlr), il y a sept plaignantes", a souligné Me Yves Levano, avocat de Michel Piron. 

En juillet 2020, le parquet avait ouvert une enquête confiée à la police judiciaire parisienne, après un signalement adressé par Osez le féminisme, les Effronté-es et le mouvement du Nid. Ces trois associations relayaient les témoignages de plusieurs actrices qui assuraient avoir été contraintes à des "pratiques sexuelles hors normes et douloureuses" alors qu'elles n'étaient pas consentantes.

Ce signalement avait suivi la diffusion en février par le site Konbini d'une vidéo intitulée "les coulisses sordides du porno amateur", dans laquelle deux femmes témoignaient de ces pratiques. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/