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Le champ dans lequel des ossements ont été découverts le vendredi 17 juillet 2026 d'après les indications de Cédric Jubillar.
Crédit : Valentin Larquier/RTL
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Pourquoi les ossements retrouvés dans le champ où Cédric Jubillar disait avoir enterré son épouse sont-ils si difficiles à exploiter ? Pour le général François Daoust, ancien directeur de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), les conditions d’enfouissement pourraient avoir joué un rôle majeur dans la décomposition du corps.
Les recherches sont désormais terminées sur la zone où des ossements ont été découverts, à une dizaine de kilomètres du domicile des époux Jubillar. Les enquêteurs estiment avoir récupéré tout ce qu’il était possible de retrouver à cet endroit, après avoir élargi les fouilles autour de la zone initiale.
Invité de RTL Soir, le général François Daoust avance plusieurs explications à la disparition d’une partie des restes. Selon lui, le corps aurait pu être dispersé par des animaux comme "un sanglier", mais aussi par l’activité agricole menée sur le terrain. "Avec une pelleteuse, l’agriculteur a emporté une partie du corps qui a été dispersée sur un de ses champs", estime-t-il, évoquant notamment l’hypothèse d’un épandage ayant fragmenté les ossements sur plusieurs hectares.
Mais il pointe aussi un autre élément : les conditions dans lesquelles le corps aurait été recouvert. "Un corps qui n’est pas enterré profondément et qui va avoir du compost, du lisier, du fumier sur lui (…) ça accélère la décomposition", explique-t-il.
Ces matières, déjà composées "d’éléments en décomposition", favorisent selon lui un phénomène de "fermentation et une montée en azote" qui "accélèrent la disparition" des tissus.
Les premiers examens portent désormais sur les deux fémurs retrouvés lors des fouilles. Mais là encore, le général Daoust appelle à la prudence.
Si le fémur est un os particulièrement résistant, son état de dégradation pourrait empêcher les scientifiques d’obtenir un ADN exploitable. Les experts espèrent pouvoir extraire suffisamment de matière génétique pour procéder à une identification formelle, mais l’ancien responsable de l’IRCGN souligne qu’il existe "beaucoup de points d’interrogation" sur la possibilité d’obtenir un ADN nucléaire complet.
Les analyses pourraient également révéler d’éventuelles fractures survenues avant le décès. "S’il y avait des fractures antemortem des fémurs, cela montrerait qu’il y a eu des coups particulièrement forts", explique François Daoust. En revanche, en l’absence de telles lésions, les expertises risquent de ne pas permettre d’établir les causes de la mort.
L’ancien directeur de l’Institut de recherche criminelle rappelle que les différentes hypothèses évoquées jusqu’à présent - un coup porté à la tête ou une strangulation - ne pourront probablement plus être vérifiées si les parties du corps concernées n’ont pas été retrouvées. Une situation qui, selon lui, pourrait profiter à Cédric Jubillar. "Cela ouvre pour Cédric Jubillar une possibilité d’adapter sa version, du fait même qu’il n’y a plus les éléments permettant de déterminer les causes de la mort", conclut-il.
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