1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Italie : des gendarmes déguisés en prêtres pour interpeller des escrocs
2 min de lecture

Italie : des gendarmes déguisés en prêtres pour interpeller des escrocs

Des policiers déguisés qui arrêtent des escrocs portant le même déguisement ? Derrière cette scène digne d'une comédie se cache un vrai coup de filet des carabinieri.

Des "Carabinieri", de la gendarmerie italienne
Des "Carabinieri", de la gendarmerie italienne
Crédit : SAFIN HAMED / AFP
Nicolas Barreiro & AFP

Jusqu'où sont-ils prêts à aller ?  Des gendarmes italiens se sont déguisés en prêtres pour arrêter des escrocs, de faux intermédiaires du Vatican qui proposaient des prêts ou rachats de biens à des entrepreneurs en difficulté, ont révélé le jeudi 8 juillet les enquêteurs. C'est la compagnie des "Carabinieri" du centre de Rome qui a enquêté et arrêté jeudi les cinq principaux protagonistes présumés de cette fraude rocambolesque.

Les escrocs repéraient via les annonces publiques des entrepreneurs en détresse financière du nord de l'Italie et leur donnaient rendez-vous dans des églises, aux alentours du Vatican ou encore à l'Université pontificale grégorienne à Rome, a expliqué à l'AFP le major Fabio Valletta. 

Déguisés en prêtres, se présentant comme des intermédiaires du Vatican ou d'une société financière luxembourgeoise fictive, les malfrats tentaient d'inspirer confiance à leurs proies crédules souvent propriétaires d'hôtels ou de terrains, en leur proposant des prêts avantageux sans aucune prise de garantie patrimoniale. Ils disparaissaient ensuite dans la nature lors de la conclusion finale d'un accord dans une église.

Un préjudice supérieur à 1 millions d'euros

La basilique Sainte-Marie-des-Anges, construite à Rome sur les ruines d'anciens thermes romains et conçue par Michel-Ange à la Renaissance, a ainsi ajouté un nouveau chapitre à sa longue histoire. 

À lire aussi

C'est là que des policiers vêtus de cols de prêtres ont arrêté en 2018 deux escrocs de la bande. Ils venaient d'empocher 15.000 euros en faisant miroiter un prêt d'un demi-million. Plantant leur victime dans la basilique, ils avaient été cueillis à l'une des sorties par les enquêteurs qui avaient assisté à toute la scène.

L'enquête avait démarré après les plaintes de deux personnes en 2017, escroquées à hauteur de 20.000 et 75.000 euros. Les malfaiteurs sont notamment soupçonnés de vingt escroqueries avérées ou tentées, représentant un dommage financier de 1,6 million d'euros, ainsi que de vols à hauteur de 3.000 et 30.000 euros.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/