1 min de lecture Incendie

Incendie à Notre-Dame : le manque d'artisans pourrait retarder la reconstruction

Reconstruire la cathédrale nécessite des tailleurs de pierre, des charpentiers ou encore des couvreurs. Or, les professionnels de ces secteurs craignent de manquer de main d'oeuvre, ces métiers étant peu valorisés.

L'intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, au lendemain de l'incendie qui l'a partiellement détruite lundi 15 avril 2019.
L'intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, au lendemain de l'incendie qui l'a partiellement détruite lundi 15 avril 2019. Crédit : Christophe PETIT TESSON / POOL / AFP
Camille Schmitt
Camille Schmitt
et AFP

Emmanuel Macron s'est donné 5 ans pour reconstruire Notre-Dame de Paris, détruite en partie par un incendie lundi 15 avril. Mais les professionnels du secteur doutent de ce délai, notamment en raison du manque d'artisans en France et en Europe. 

Les métiers "tailleurs de pierre, charpentiers et couvreurs" sont "peu valorisés", a déploré mardi 16 avril le secrétaire général des Compagnons du devoir, Jean-Claude Bellanger. "Pour le chantier de reconstruction, il faudrait que dès septembre nous recrutions en apprentissage 100 tailleurs de pierre, 150 charpentiers et 200 couvreurs”, a-t-il estimé.

Or, "on a un manque cruel de jeunes sur ces métiers", a-t-il dit. "Trouver suffisamment d'artisans capables de travailler la pierre, le bois, le plomb, le verre [...] est un défi pour le secteur dans toute l'Europe", a de son côté déclaré Francis Maude, directeur du cabinet d'architectes Donald Insall Associates. 

Faire des choix

Cette pénurie de main d'œuvre "pourrait être l'élément clé qui déterminera le rythme et peut-être certaines des décisions qui seront prises au cours du processus de restauration" de Notre-Dame, selon Francis Maude.

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Il va ainsi falloir faire des choix. Si, pour tenir ses délais, le gouvernement choisit de donner la priorité à la reconstruction de Notre-Dame de Paris, cela "risque de se faire au détriment d’autres chantiers", a averti Jean-Claude Bellanger.

C'est pourquoi il souhaite que plus de prestige soit donné à ces métiers : “Si le jeune de 16 ans, qui vient chez nous pour un parcours de six ans permettant d’arriver à une licence professionnelle, avait comme perspective de travailler sur le chantier de Notre-Dame, ce serait très valorisant".

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