2 min de lecture Faits divers

Images de dealers armés à Grenoble : un rappeur en garde à vue

Un rappeur de 16 ans qui a revendiqué les images de dealers armés à Grenoble comme des "mises en scène" a été placé en garde à vue ce mercredi 2 septembre.

Des forces de l'ordre dans le quartier du Mistral, à Grenoble, mercredi 26 août
Des forces de l'ordre dans le quartier du Mistral, à Grenoble, mercredi 26 août Crédit : PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Paul Turban et AFP

Des images montrant un point de deal à Grenoble (Isère), avec des trafiquants lourdement armés, ont provoqué l'ire des autorités, au point d'engendrer une descente de police à la demande du ministre de l'Intérieur. Après avoir revendiqué ces images comme une "mise en scène", un rappeur de 16 ans a été interpellé ce mercredi 2 septembre et placé en garde à vue. 

L'adolescent "a été placé en garde à vue par les policiers de l'antenne de police judiciaire de Grenoble vers 8h30 pour provocation à l'usage ou au trafic de stupéfiants, (...) à l'usage de substances présentées comme douées d'effets stupéfiants ; provocation, non suivie d'effets, au crime ou au délit par parole, port prohibé d'armes, injures publiques envers une personne dépositaire de l'autorité publique", a précisé le procureur de la République Éric Vaillant. 

Ce chanteur, dont le nom d'artiste est Corbak Hood, a assuré ce mardi qu'il n'y avait aucun lien entre son clip et le trafic de drogue dans le quartier grenoblois du Mistral, où il ne réside d'ailleurs pas. Les faits visés ont été commis à Grenoble "entre le 21 août et le 1er septembre." Le rappeur assure qu'il a fait "fuiter" volontairement ces images pour faire le "buzz". Les armes présentées sont selon lui "factices". 

"No business" : une occupation du terrain contre le trafic

Ce mercredi 2 septembre, la Directrice départementale de la Sécurité publique (DDSP) en Isère, Fabienne Lewandowski, a par ailleurs passé une première matinée dans un bureau installé dans le quartier du Mistral. Il s'agit d'un local réquisitionné auprès du bailleur social et dûment signalé aux habitants

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L'idée de permanences "aléatoires" d'un jour ou deux demi-journées a "mûri pendant le confinement", a-t-elle expliqué, mais c'est "l'actualité qui a décidé" de la mise en place de ce dispositif, baptisé "No business", au quartier du Mistral. Cette expérimentation, vise à enrayer le trafic de stupéfiants par la présence physique. 

Ces permanences qui seront assurées par la DDSP en personne, son adjoint ou des cadres, visent aussi à rappeler que "la maîtrise du territoire n'appartient pas à une poignée qui privatise l'espace public pour des activités délinquantes." 

"Ce sont des entreprises criminelles mais aussi commerciales, alors quand on sera là, il n'y aura pas de business et ils perdront de l'argent", assure Mme Lewandowski. Cela vient "à côté du travail quotidien classique, judiciaire et de voie publique".

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