2 min de lecture

"Il n'a rien à faire dehors" : la belle sœur de Xavier Flactif, tué au Grand-Bornand avec sa famille, juge "insupportable" la demande de libération de David Hotyat

DOCUMENT RTL - Sandra Ortolano, belle-sœur de Xavier Flactif - tué avec sa famille en 2003 au Grand-Bornand - réagit à la demande de libération conditionnelle déposée par David Hotyat, après sa période de sûreté de 22 ans.

Le chalet de la famille Flactif, au Grand-Bornnand

Crédit : JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

"Il n'a rien à faire dehors" : la belle sœur de Xavier Flactif, tué au Grand-Bornand avec sa famille, réagit à la demande de libération conditionnelle de David Hotyat

00:01:16

Serge Pueyo - édité par Juliette Vignaud

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Il pourrait bientôt sortir de prison. David Hotyat, condamné en 2006 à la perpétuité pour avoir tué la famille Flactif en Haute-Savoie, a déposé une demande de libération conditionnelle, a appris RTL auprès du procureur de Nancy, confirmant une information de La Voix du Nord. L'homme de 52 ans a sollicité sa remise en liberté le 12 septembre 2025. 

"C'est insupportable en tant que famille de victimes. C'est difficile d'accepter qu'il soit dehors", réagit la belle-sœur de Xavier Flactif, Sandra Ortolano, au micro de RTL, considérant qu'"il n'a pas à sortir" après avoir "massacré et brûlé" cinq personnes, dont trois enfants. "Il ne s'est jamais excusé, il ne s'est jamais repenti", regrette-t-elle.

"Il va certainement dire qu'il a changé, qu'il n'est plus la même personne. Je pense que la justice doit être ferme et ne pas se laisser berner. Il n'a rien à faire dehors", martèle-t-elle, disant qu'elle s'y "opposerait toujours".

Dans l'attente d'une expertise

L'affaire remonte à avril 2003, avec la disparition de la famille Flactif, un promoteur immobilier, sa femme et leurs trois enfants, au Grand-Bornand. En juillet de cette même année, leur locataire et voisin David Hotyat était confondu par son ADN retrouvé dans le chalet des Flactif. De très nombreuses traces de sang ont également été découvertes tandis que des objets appartenant à la famille ont été retrouvés chez lui. 

À lire aussi

David Hotyat avait avoué le crime dès les premières heures de garde à vue, qu'il a commis sur fond de jalousie et de haine. Ces aveux ont conduit les gendarmes au lieu d'incinération des corps dans une forêt. Placé en détention provisoire en 2003, il a été condamné à la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. 

Sa demande de libération conditionnelle, qu'il a déposée à la fin de la période de sûreté, est dans l'attente d'une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité, rapporte le parquet. Ce n'est qu'ensuite que la requête sera audiencée devant le tribunal d'application des peines. 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info