2 min de lecture Justice

Haute-Vienne : condamné à un an de prison, il avance qu'il chassait les hérissons

VU DANS LA PRESSE - Un homme de 42 ans a été condamné à un an de prison ferme pour des faits de vol avec violence aggravé survenus le 30 juin 2019 à Couzeix. Son avocat pointe des incohérences dans le dossier.

La Justice (illustration)
La Justice (illustration) Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien Journaliste

David L., un homme de 42 ans, a été condamné à un an de prison ferme pour des faits de vol avec violence aggravé survenus le 30 juin 2019 à Couzeix, près de Limoges (Haute-Vienne). Il nie les faits alors que son avocat pointe des incohérences dans le dossier.

Tout commence un 30 juin 2019 à Couzeix quand une famille de forains rentrent à leur domicile vers 2h30 du matin. Ils sont attendus par deux individus qui les gazent et les mettent à terre avant de dérober 4.000 euros, la recette de la journée de travail de la famille. Les deux individus prennent ensuite la fuite grâce à la complicité d’un troisième malfaiteur qui les attend dans une "grosse cylindrée" devant la résidence, rapporte Le populaire du centre.

Grâce aux traces ADN, les enquêteurs remontent à David L. qui nie les faits. Pour justifier ces traces retrouvées sur le portail du domicile des victimes, il déclare : "Toute la journée, je fais du porte-à-porte. Des portails, j'en touche des dizaines, des centaines par jour ! Surtout l'été. Et tous les soirs, je chasse les hérissons avec mon chien dans les propriétés". Un argument qui n’a pas totalement convaincu les parties, lors du procès.

Des caméras de surveillance défaillantes

Par ailleurs, les caméras de surveillance de la maison ont cessé de fonctionner pendant les faits pour une raison "extérieure inexplicable". Un brouilleur pourrait être à l’origine de cette panne. Enfin, les investigations ont démontré que le portable de David L. était éteint de 20h45 le 29 juin 2019 à 3h17, le 30 juin, une période qui correspond au moment du guet-apens.

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L’avocat de l’accusé, Me Jean-Christophe Romand, n’a pas manqué de souligner les "incohérences des victimes" qui n'auraient pas désigné le même portail par lequel l’un des ravisseurs s’est enfui : "Mais y a-t'il au moins eu vol ce soir-là ? Qu'en sait-on en fait ? Il n'y a qu'eux qui le disent ! Et la trace ADN ? Aucune personne habilitée n'a attesté qu'il s'agit bien de l'ADN de mon client dans le dossier. Et le brouillage des caméras, mais attendez ! C'est l'intervention du Mossad ou quoi ?"

Le tribunal a tout de même suivi les réquisitions du parquet en condamnant, David L., à un an ferme avec effet immédiat.

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