2 min de lecture Justice

"Gilets jaunes" : un policier mis en examen pour "violences volontaires"

Un policier, qui avait touché un pompier volontaire manifestant parmi les "gilets jaunes" le 12 janvier 2019, a été mis en examen mercredi 8 janvier.

Un policier français braque un LBD 40, le 9 février 2019 (Illustration)
Un policier français braque un LBD 40, le 9 février 2019 (Illustration) Crédit : Zakaria ABDELKAFI / AFP

L'incident est survenu le 2 janvier 2019 à Bordeaux, pendant une manifestation de "gilets jaunes". L'un des manifestants, un pompier volontaire, a été blessé à la tête par un policier, entraînant un arrêt de travail et ensuite l'ouverture d'une enquête. Mercredi 8 janvier, le membre des forces de l'ordre a fini par être mis en examen, a indiqué l'avocat du policier à l'AFP. 

Le fonctionnaire de police est mis en examen pour violences volontaires avec arme ayant entraîné une interruption de travail (ITT) de plus de 8 jours, par dépositaire de l'autorité publique Me Laurent-Franck Liénard, confirmant une information du quotidien Sud-Ouest.

Membre de la brigade anti-criminalité, le policier est soupçonné d'avoir fait usage d'un LBD, le tir ayant touché à la tête Olivier Béziade. Filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, la scène avait amené le parquet et la préfecture à saisir l'Inspection générale des services. 

Le policier ne comprend pas

Olivier Béziade, père de trois enfants, était resté quelques jours dans le coma, victime d'une hémorragie cérébrale, et porte aujourd'hui encore d'importantes séquelles.

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L'agent de police, toujours en fonction, "est extrêmement affecté par les conséquences de ce tir", a expliqué son avocat à l'AFP. "Jamais il n'a voulu faire de mal. Il reconnaît son tir et sa responsabilité, mais il ne comprend pas comment il a pu toucher la tête. Il visait le torse".

Cet homme, "formé et habilité" au maniement du LBD, est un "fonctionnaire exemplaire, remarquablement noté", a ajouté Me Liénard. "Ce n'est clairement pas un cow-boy, pas un violent". Selon l'avocat, il est nécessaire de mener des expertises balistiques pour voir si le tir à la tête ne serait pas dû à une "défaillance du matériel", arme ou munition.

Bordeaux a été pendant plusieurs mois un important foyer de contestations pour le mouvement des "gilets jaunes" et des dégradations et des violences y ont eu lieu régulièrement les samedis de manifestation durant l'hiver.

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