2 min de lecture Hauts-de-Seine

Gennevilliers : un livreur soupçonné de vendre des cocktails Molotov écroué

Soupçonné d'avoir vendu des engins incendiaires durant les récentes violences urbaines à Gennevilliers, un livreur de 26 ans a été mis en examen et écroué samedi 25 avril. Il vendait des "cocktails Molotov prêts à l'emploi".

L'école élémentaire Paul-Langevin de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) incendiée, le 22 avril 2020
L'école élémentaire Paul-Langevin de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) incendiée, le 22 avril 2020 Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Florise Vaubien
Florise Vaubien et AFP

Un livreur de 26 ans a été mis en examen et écroué samedi 25 avril, a indiqué la procureure de la République de Nanterre. Il est soupçonné d'avoir vendu des engins incendiaires durant les récentes violences urbaines à Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

Il proposait à la vente sur les réseaux sociaux ses "cocktails Molotov prêts à l'emploi". "Six euros les cinq et dix euros les dix", détaille Catherine Denis. Cet habitant de la commune avait déjà été condamné pour vol aggravé en 2015 à 18 mois de prison ferme.

Employé d'Amazon, il profitait de son véhicule professionnel pour faire ses livraisons dans plusieurs quartiers. Des engins incendiaires de nature "similaire" ont été retrouvés chez lui par les policiers comme sur le lieu des heurts ou dissimulés dans des buissons à proximité, ainsi que des "éléments prouvant qu'il fabriquait lui-même ces engins", a indiqué la magistrate.

Il a été mis en examen pour "complicité dans la participation à un groupement armé en vue de la commission de violences", "fabrication d'engins incendiaires" et "détention et transport" de ces engins. Deux hommes de 25 ans, soupçonnés d'être ses complices, dont un qui participait aux livraisons, ont été mis en examen pour les mêmes chefs.

Plusieurs suspects interpellés

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Un autre habitant de Gennevilliers, interpellé la même nuit dans des conditions controversées, soupçonné d'avoir tiré des mortiers d'artifice, a été lui aussi mis en examen vendredi pour "violences sur dépositaire de l'autorité publique et rébellion", mais il a été laissé libre sous contrôle judiciaire.

L'homme de 22 ans, déjà condamné pour trafic de stupéfiants, avait porté plainte pour "violences par PDAP contre X", bénéficiant d'une ITT de 10 jours après avoir été blessé à la tête durant son interpellation. Un seul juge d'instruction a été désigné pour enquêter sur les deux dossiers.

Son interpellation avait vivement fait réagir le maire PCF de Gennevilliers Patrice Leclerc qui a "condamn(é) cette violence policière indigne de la part d'éléments policiers du département".

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