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Famille de forains accusée de torture : jusqu'à trois ans de prison ferme

Les trois victimes roumaines étaient employées par cette famille de forains. Sept d'entre eux ont été condamnés par la cour d'assises du Pas-de-Calais, ce lundi 20 septembre.

Statue de la déesse de la Justice équilibrant la balance. (Illustration)
Statue de la déesse de la Justice équilibrant la balance. (Illustration)
Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Mélanie Costa & AFP

Elles sont accusées d'avoir séquestré et fait subir des sévices à trois Roumains qu'elles soupçonnaient de cambriolage. Sept personnes ont été condamnées, lundi 20 septembre, par la cour d'assises du Pas-de-Calais. Les peines vont jusqu'à cinq ans de prison, dont deux avec sursis.

Les trois Roumains étaient employés par une famille de forains installés sur le front de mer de Wimereux, une station balnéaire de la Manche située à proximité de Boulogne-sur-Mer.
Un parent de ces forains avait été "victime d'un cambriolage" et ils avaient "suspecté les Roumains", avait expliqué à l'époque des faits une source judiciaire.

En juillet 2017, "en guise de représailles et pendant quelques heures, les mis en cause ont fait subir des pires sévices aux trois Roumains, comme des brûlures causées par un décapeur thermique ou des simulacres de pendaison dans une caravane à Wimereux", avait-elle ajouté.

Au total, neuf personnes, membres ou proches d'une même famille, originaires de Wimereux comparaissaient libres depuis le 6 septembre : huit pour "séquestration", "détention arbitraire" avec "torture et acte de barbarie" et une pour non empêchement de crime. Les trois victimes étaient, quant à elles, absentes à l'audience.

Un verdict "mesuré"

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Lors de son réquisitoire, l'avocat général Philippe Sabatier, a décrit "des actes monstrueux commis par des gens qui ne sont pas des monstres". "Il n'est pas justifié de les réincarcérer, au regard des dégâts que cela pourrait causer sur leur réinsertion", avait estimé l'avocat général, requérant l'acquittement pour quatre d'entre eux - au motif d'une absence de preuves - et des peines allant de trois à cinq ans, assorties d'un sursis, pour les cinq autres.

Mais la cour a été plus sévère, prononçant des peines allant de cinq ans de prison dont deux avec sursis à un an de prison avec sursis. Deux personnes ont été acquittées. Pour l'avocate des parties civiles, Maître Fleur Bridoux, il s'agit d'un verdict "mesuré" qui "prend en compte aussi bien la gravité des faits de par les condamnations fermes qui ont été prononcées" que "la personnalité des accusés", qui sont tous "insérés socialement".

Un "verdict d'apaisement" pour Maître Julien Delarue, avocat de l'un des accusés condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis, "à la fois significatif et en même temps qui fort heureusement ne doit pas compromettre l'avenir de ces gens".

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