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Évreux : "C'est un miracle", confie le chauffeur de taxi blessé d'une balle dans la tête

DOCUMENT RTL - La vie de Pascal Bocquet a basculé en décembre 2016, lorsqu'un de ses clients lui a tiré dessus à l'issue d'une course. Visé à la tête, il s'en est miraculeusement sorti. Le procès de son agresseur débute ce lundi.

Pascal Boquet, chauffeur de taxi blessé d'une balle dans la tête à Évreux
Pascal Boquet, chauffeur de taxi blessé d'une balle dans la tête à Évreux
Crédit : Frédéric Veille/RTL
Évreux : "C'est un miracle", confie le chauffeur de taxi blessé d'une balle dans la tête
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Frédéric Veille & Léa Stassinet

"Les médecins me disent : 'Vous auriez dû être mort, paralysé, handicapé'". Mais Pascal Bocquet est bien vivant, et tente de reprendre une vie normale. En décembre 2016, le quotidien de ce chauffeur de taxi a basculé. 

"Ce jour-là, j'étais à la gare d'Évreux et un jeune homme vient me voir et me demande si je peux l'emmener à Ivry-la-Bataille (à environ 30 km de là, ndlr). Il me demande combien ça coûte, je lui dis entre 75 et 80 euros. Il me dit 'pas de soucis'", raconte Pascal Bocquet au micro de RTL.

"J'arrive à Ivry, j'appuie sur mon compteur et boum, il me tire dessus. Je n'ai rien vu venir, il était très sympa, très cordial. Mais apparemment, il avait son arme chargée dans sa poche de derrière alors à mon avis, il savait ce qu'il allait faire", poursuit la victime. Visé à la tête, le chauffeur de taxi s'en sort : "La balle a traversé la boîte crânienne et s’est logée derrière l'oreille. C'est un miracle", explique-t-il. 

La balle est toujours dans sa tête

Les médecins n'ont pas souhaité l'opérer, car cela présentait de trop gros risques avec la proximité des nerfs. Depuis, Pascal Bocquet a repris son travail de chauffeur de taxi, après de multiples opérations de chirurgie de reconstruction faciale. "Le plus dur, c'est quand je suis revenu de l'hôpital. Les gens ne me reconnaissaient pas. J'avais tellement changé de visage. Ça vous met un coup", se souvient-il.

À écouter aussi

Ce lundi 23 septembre s'ouvre le procès de son agresseur, qui aurait tiré parce qu'il n'avait pas l'argent pour régler sa course. Mais sa victime n'en attend rien. "Qu'il soit condamné à 5, 10 ou 20 ans, ça ne va pas me changer la vie. Tout ce que j'espère, c'est que ça lui serve de leçon. J'ai de la chance, je suis là. Je sais que j'ai survécu à un truc (sic) où je n'aurais pas dû survivre, c'est comme ça. C'est la vie", conclut Pascal Bocquet, philosophe.

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