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Euthanasie : 11 individus mis en examen pour trafic de barbituriques

Des membres d'une association pro-euthanasie sont soupçonnés d'avoir pris part au trafic d'un produit parfois utilisé pour l'aide au suicide.

Un produit administré dans le cadre d'une euthanasie (illustration)
Un produit administré dans le cadre d'une euthanasie (illustration) Crédit : BULENT KILIC / AFP
Gaétan Trillat et AFP

Ils ne nient pas les actes ni le fait qu'ils contreviennent à la "législation française actuelle". Onze membres d'une association pro-euthanasie, Ultime liberté, ont été mis en examen à Paris dans une enquête sur un trafic de Pentobarbital, un barbiturique interdit en France et parfois utilisé pour l'aide au suicide, a indiqué samedi 6 mars l'association. Ces militants avaient été placés en garde à vue mi-janvier sur décision d'un juge d'instruction du pôle santé publique du tribunal.

Ce magistrat est chargé depuis le 18 juin 2020 de ces investigations qui portent sur des soupçons d'"importation, détention, acquisition et emploi illicites de substances classées comme psychotropes", ainsi que d'"exercice illégal de la profession de pharmacien" et de "propagande ou complicité de propagande de produits permettant de se donner la mort".

Interdit en France depuis 1996

Ces adhérents de l'association doivent répondre d'un certain nombre d'actes commis entre août 2018 et novembre 2020, selon le communiqué de l'association. "Ces actes sont considérés comme illégaux au regard de certains articles de la législation française actuelle", selon le communiqué. "Pour une grande partie de ces actes (...) nous ne nions pas en avoir été les auteurs, ni qu'ils puissent être en contravention avec certains de ces articles de loi actuels".

Les investigations du juge d'instruction ont pris la suite de celles entamées le 26 juillet 2019 par le parquet de Paris, après la transmission par les autorités américaines d'une liste de destinataires français de colis pouvant contenir du Pentobarbital, puissant anesthésiant interdit en France depuis 1996 pour la médecine humaine. 125 acheteurs français avaient été identifiés. Lors d'une centaine de perquisitions en octobre 2019, 130 flacons de ce produit, détourné par des personnes souhaitant mettre fin à leurs jours, avaient été saisis.

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