2 min de lecture Justice

Entente sur le prix du jambon : 93 millions d'euros d'amendes pour 12 entreprises

Des entreprises s'étaient entendues sur les prix d'achat et de vente du jambon, comme Intermarché ou encore Fleury Michon.

Un rayon jambon dans un supermarché de Nîmes (Illustration)
Un rayon jambon dans un supermarché de Nîmes (Illustration) Crédit : AFP / Sylvain Thomas
Christophe Ponzio
Christophe Ponzio et Chloé Richard-Le Bris
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Entente sur le prix du jambon : 93 millions d'euros d'amendes pour 12 entreprises Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :

Douze industriels ont été sanctionnés à hauteur de 93 millions d'euros au total pour avoir formé un "cartel" afin de s'entendre sur les prix du jambon et de la charcuterie entre 2010 et 2013, annonce jeudi 16 juillet l'Autorité de la concurrence.


"Les industriels concernés (les charcutiers-salaisonniers) se coordonnaient pour acheter moins cher les pièces de jambon auprès des abatteurs et/ou s'entendaient par ailleurs sur les hausses de prix des produits charcutiers qu'ils entendaient pratiquer auprès des enseignes de la grande distribution, pour leurs marques de distributeurs (MDD) ou 'premiers prix'", indique l'Autorité de la concurrence dans un communiqué.

La plus forte sanction, de 35,5 millions d'euros, vise le leader français de la production porcine, la coopérative Cooperl, qui possède six sites intervenant dans la fabrication de charcuterie. Le groupe de distribution Les Mousquetaires (Intermarché, Netto) et le groupe Fleury Michon doivent régler une amende de 31,7 millions d'euros pour le premier et 14,8 millions d'euros pour le second. "Les ententes ont concerné de très nombreux produits de consommation courante (jambon cru, jambon cuit, saucissons, rosette, chorizo...)", souligne l'Autorité de la concurrence.

Une entente des prix en amont et en aval

L'Autorité relève que les ententes entre les industriels "concernaient à la fois 'l'amont', c'est-à-dire les relations des industriels avec les abatteurs qui fournissaient la matière première, et 'l'aval', c'est-à-dire les relations avec leurs clients de la grande distribution".

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"En échangeant secrètement sur les positions à adopter avant leurs négociations, les industriels de la charcuterie ont imposé un mode d'organisation se substituant au libre jeu de la concurrence et qui enlevait aux intéressés toute incertitude sur le comportement de leurs concurrents", dénonce l'Autorité.

Les groupes Campofrio et Coop sont également concernés. Campofrio a été sanctionné de 1 millions d'euros et Coop de 6 millions d'euros d'amendes.

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