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EN DIRECT - Procès en appel de Sarkozy : deuxième journée d'audience, une expertise médicale doit être rendue concernant Claude Guéant

Le procès en appel de dix personnes dans l'affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, dont l'ancien président se poursuit à Paris, ce mardi 17 mars. L'échéance est cruciale pour celui qui est devenu le premier ex-président de la République incarcéré.

Nicolas Sarkozy, lors de la première journée de son procès en appel dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, le 16 mars 2026

Crédit : Tom Nicholson / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

La Rédaction RTL

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Les 3 infos à retenir
  • Lors de la première journée du son procès en appel dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy est apparu avec un sourire crispé. Il était assis au premier rang des prévenus pour écouter le résumé par le président des faits qui lui sont reprochés. 
  • En septembre, le tribunal correctionnel de Paris l'avait déclaré coupable d'association de malfaiteurs et l'avait condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme en raison d'une "corruption au plus haut niveau" d'une "exceptionnelle gravité".


    Entré le 21 octobre à la prison de la Santé, Nicolas Sarkozy a obtenu sa mise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard.
  • Dans ce feuilleton politico-financier entamé en 2011, l'ancien champion de la droite est accusé d'avoir voulu faire financer sa campagne victorieuse de 2007 par des fonds occultes de la Libye du dictateur Mouammar Khadafi, ce qu'il a toujours nié.
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les conclusions de l’expert mandaté pour Claude Guéant communiquées en début d’après-midi

Alerte

Après une courte suspension d'audience, le président du tribunal a annoncé que les conclusions écrites de l’expert mandaté pour Claude Guéant seront communiquées en début d’après-midi.

deuxième journée du procès en appel

Nicolas Sarkozy était présent lors de la première journée du procès en appel dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Lors de débats prévus jusqu'au 3 juin dans le décor monumental de la première chambre de la cour d'appel de Paris, les enjeux sont grands pour celui qui est devenu l'an dernier le premier ex-président de la République incarcéré. 

La vente de la villa de Mougins

Cette villa située à Mougins, dans les Alpes-Maritimes, a été achetée pour 762.000 euros par Alexandre Djouhri via une holding de Rotterdam, Aklal BV, à la fin des années 1990 à Nabila, la fille d’un marchand d’armes saoudien. L'origine du financement de ce bien est questionnée par les enquêteurs.

Pendant les investigations, Alexandre Djouhri a contesté être propriétaire de la villa, mais il dit avoir accepté d'apparaître comme ayant droit pour ne pas compromettre l'un de ses amis dont il refuse de donner le nom. 

Le bien n'a jamais été occupé par l'homme d'affaires et n'a fait l'objet d'aucun entretien selon la femme de ménage qui a témoigné. Le bien a fait l'objet d'un recouvrement forcé en 2009. 

Alors que la propriété est abandonnée, elle prend de la valeur et en 2006, il est question de la revendre au Saoudien Ahmed Salem Bugshan, un spécialiste des montages financiers. Le prix de vente est fixe à 10 millions d'euros. La villa et terrain ont été évalués à 4.440.000 en 2009. 

les conclusions de l’expert mandaté pour Claude Guéant communiquées en début d’après-midi

Alerte

Après une courte suspension d'audience, le président du tribunal a annoncé que les conclusions écrites de l’expert mandaté pour Claude Guéant seront communiquées en début d’après-midi.

D'où viennent les 500.000 euros reçus par Claude Guéant ?

Les investigations révèlent que le compte de M. Rajendram, l'avocat malaisien qui a acheté les deux tableaux de Claude Guéant, a été crédité, deux jours plus tôt, par Khalid Ali Bugshan, ce virement étant initialement justifié par un achat immobilier. 

M. Rajendram a expliqué que les deux opérations étaient liées : il envisageait d’abord un investissement immobilier, avant de changer d’avis et d’estimer que l’achat des tableaux serait plus rentable.

Lors de la perquisition chez Alexandre Djouhri, un fax contenant les coordonnées bancaires du fameux compte saoudien de Bugshan a été retrouvé. Un autre fax, émanant de la société de Bugshan, a également été adressé à Wahib Nacer, un autre prévenu.

la question de l'achat d'un appartement par Claude guéant

Le tribunal évoque la question de l'achat d'un appartement par Claude Guéant. Le janvier 2008 l'ancien ministre de l'Intérieur signe une promesse de vente pour un appartement rue Weber dans le XVIe arrondissement de Paris. Appartement qui fait l'objet d'une saisie et confiscation. 

La cour s'attache à comprendre quelle est l'origine des fonds versés par M. Guéant. Lors de nomination en tant que ministre de l'Intérieur, l'administration fiscale va s'intéresser au fait qu'il a pu acheter cet appartement sans avoir recours à un prêt. 

Claude Guéant affirme avoir obtenu cette somme en vendant deux tableaux du peintre hollandais Van Artvelt, repérés avec son épouse au Louvre des antiquaires au début des années 1990 et achetés par cette dernière. Il présente comme preuve un justificatif d’achat établi depuis un compte bancaire malaisien.
 
Un avocat malaisien, M. Rajendram, a échangé avec Claude Guéant au cours d'un diner autour de ces tableaux. Après s'être rendu chez l'ancien ministre pour les voir, il a proposé de les acheter pour 500.000 euros. Ses peintures sont estimées entre 14.000 et 24.000 euros.

Le rôle d'Alexandre Djouhri dans l'affaire des avions airbus en Libye

Le président rappelle les liens qui semblent anciens entre Béchir Saleh et Alexandre Djouhri, qui se sont retrouvés notamment dans le bureau de Claude Guéant. Dès 2005, le nom de Djouhri est associé aux activités d'EADS. 

Selon la cour, il a été désigné comme un intermédiaire privilégié. Il se prévalait d'une proximité avec le gouvernement français, à l'époque Jacques Chirac. Il est accusé d'avoir reçu 2 millions d'euros de commission pour la vente d'avions Airbus à la Libye de Kadafi en 2006. Néanmoins, tous les présidents d'EADS soutiennent que Alexandre Djouhri n'a eu aucun rôle dans la vente des avions. 

En première instance, l'homme d'affaires franco-algérien a été condamné à six ans de prison avec mandat de dépôt à l'audience. Incarcéré dans la foulée du jugement, il a été libéré sous contrôle judiciaire en décembre 2026. Il a également été condamné à une amende de 3 millions d'euros et à 15 ans d'interdiction de gérer une entreprise, avec exécution provisoire.

Le président revient sur les contrats EADS (European Aeronautic Defence and Space company)

Dans la lecture de son rapport, le président revient sur les mystérieux contrats d'EADS (European Aeronautic Defence and Space company) avec d'obscures sociétés au Liban. Cette partie du dossier ne concerne pas Nicolas Sarkozy directement. 

Directeur de cabinet de Kadhafi, Béchir Saleh, lui se voit reprocher dans cet aspect du dossier des infractions de corruption passive et d'association de malfaiteurs. Il est à l'époque à la tête d'une société d'investissement libyenne. 

L'audience est ouverte

Le procès en appel reprend ce matin à 9h avec la lecture du rapport de la cour. A priori la cour n'a pas eu encore les résultats de l'expertise médicale de Guéant, sollicitée par son avocat. L’ancien principal collaborateur de Nicolas Sarkozy pourrait ainsi ne pas être obligé d’assister à l’audience.

INFO RTL - Nicolas Sarkozy va purger ses 6 mois de prison dans l'affaire Bygmalion, il ne fait pas appel du rejet de sa demande de confusion des peines

Nicolas Sarkozy va purger sa peine à 6 mois de prison ferme à laquelle il a été condamné dans l'affaire dite Bygmalion et le financement de sa campagne de 2012.


L'ancien chef de l'Etat avait demandé une confusion de peine avec sa précédente condamnation dans l'affaire des écoutes dite Paul Bismuth, une demande rejetée par le tribunal le lundi 9 mars dernier. Il avait encore la possibilité de faire appel, il y a renoncé selon les informations de RTL.

Nicolas Sarkozy se concentre toujours sur la priorité du moment : obtenir la relaxe totale dans le procès des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007.

deuxième journée du procès en appel

Nicolas Sarkozy était présent lors de la première journée du procès en appel dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Lors de débats prévus jusqu'au 3 juin dans le décor monumental de la première chambre de la cour d'appel de Paris, les enjeux sont grands pour celui qui est devenu l'an dernier le premier ex-président de la République incarcéré. 

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