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Cette photographie montre un mur portant des inscriptions faisant référence à la vente de drogues illégales et indiquant "DZ Mafia", dans le quartier de La Maurelette, situé dans le 15e arrondissement de Marseille, le 16 janvier 2026.
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
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La justice française a lancé une vaste offensive contre la DZ Mafia en plaçant en garde à vue 42 personnes, dont les principaux chefs présumés de cette organisation criminelle qui prospère autour du narcotrafic et a étendu ses activités bien au-delà de Marseille.
Préparée dans la plus grande discrétion depuis plusieurs mois par deux juges d'instruction de la Juridiction inter-régionale spécialisée, l'opération baptisée "Octopus" a mobilisé plus d'une centaine de gendarmes de la section de recherches de Marseille et s'est déroulée dans plusieurs départements, notamment les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse et le Gard.
Sur X, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déclaré que "l'État ne cède rien face aux organisations criminelles : il les démantèle".
Les 42 personnes placées en garde à vue dans le cadre du coup de filet contre la DZ Mafia présentent un profil très varié, le plus jeune ayant une vingtaine d'années et le plus âgé plus de 70 ans. La majorité est suspectée d'être des cadres de l'organisation, à différents niveaux de sa hiérarchie. Huit des individus actuellement en garde à vue étaient déjà en prison et ont été extraits de leurs cellules pour être interrogés.
Parmi eux figurent donc trois des principaux chefs présumés du cartel, Amine O., Gabriel O. et Mahdi Z., détenus dans des prisons de haute sécurité et considérés comme trois des narcotrafiquants les plus dangereux du pays. Ils sont soupçonnés de piloter leurs activités criminelles depuis leur détention.
L'opération "Octopus", qui a mobilisé plus d'une centaine de gendarmes, poursuit un double objectif : s'attaquer à la structure de blanchiment de la DZ Mafia pour compléter le travail déjà réalisé sur le volet trafic de stupéfiants, et comprendre comment les principaux chefs ont continué à gérer leurs activités depuis leur cellule, avant et éventuellement après leur transfert vers des quartiers de lutte contre la criminalité organisée.
Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces activités se poursuivent malgré les mesures de sécurité mises en place dans les établissements pénitentiaires.
Quatre personnes - trois hommes et une femme - ont en effet été interpellées lundi 9 mars pour lien avec l'un des trois chefs présumés de la DZ Mafia, depuis sa cellule ultra sécurisée de la prison de Vendin-le-Vieil. Ces communications passaient par la ligne d'un avocat lyonnais, soupçonné d'avoir mis en place un renvoi d'appel vers un numéro utilisé par les complices.
Selon Le Parisien, lors de ces échanges illégaux, un projet d'évasion a été évoqué, sans qu'il soit caractérisé à ce stade, possiblement en lien avec un procès prévu dans quinze jours à Aix-en-Provence. L'avocat, actuellement en garde à vue, sera également interrogé dans le cadre de cette enquête.
Cette opération marque une étape majeure dans la lutte contre la DZ Mafia, considérée comme une "hydre", structurée de manière opportuniste entre prison et extérieur, et dont les activités vont bien au-delà du narcotrafic, incluant extorsions et rackets ciblant des commerces et personnalités locales.
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