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Les îles Malouines sous giron argentin ? Le Royaume-Uni revendique sa souveraineté sur l'archipel et affirme qu'il "ne cédera à aucune pression"

Alors que la guerre au Moyen-Orient dure depuis presque deux mois, une note interne du Pentagone a révélé des pistes de sanctions sur les alliés des États-Unis au sein de l'Otan, jugés trop peu coopératifs dans le conflit. Le soutien à la souveraineté du Royaume-Uni sur les îles Malouines, convoitée est remis en cause.

La ville de Stanley sur les îles Malouines en octobre 2019

Crédit : Pablo PORCIUNCULA BRUNE / AFP

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Thomas Bernardon

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La marche de l'empereur continue. Un courrier interne du Pentagone, révélé par Reuters, fait état de potentielles sanctions de la part de Washington sur des alliés de l'Otan, jugés trop peu coopératifs dans le conflit au Moyen-Orient. Une suspension de l'Espagne de l'organisation politico-militaire est évoquée ainsi qu'une réévaluation du soutien diplomatique accordé au Royaume-Uni sur les îles Malouines, également appelées îles Falkland. 

La note, écrite par Elbridge Colby, le principal conseiller politique du Pentagone, souligne l'agacement américain face au manque d'aide de certains pays membres de l'Otan. Plus précisément, des droits d'accès ou de survol n'auraient pas été accordés aux Américains dans la guerre contre Téhéran. 

C'est ainsi que les îles Malouines, situées au sud de l'Océan Atlantique, se retrouvent au centre des préoccupations. Ces territoires britanniques sont revendiqués par l'Argentine depuis des années et le pays sud-américain assume ses velléités jusque dans les instances internationales. 

Après la révélation du contenu du document, Javier Milei, président argentin et allié de Donald Trump, s'est exprimé dans les médias. "Nous faisons tout ce qui est humainement possible pour que les Malouines argentines (...) reviennent entre les mains de l’Argentine. Nous progressons comme jamais auparavant", a-t-il déclaré. 

Washington désormais "neutre" sur cette question territoriale

Face à cette menace, Yvette Cooper, la cheffe de la diplomatie britannique, a réaffirmé la souveraineté du pays sur l'archipel. "Les îles Falkland sont britanniques. La souveraineté appartient au Royaume-Uni, l'autodétermination appartient aux insulaires", a-t-elle soutenu dans une publication sur X, le vendredi 24 avril.

Une position raffermie par la porte-parole du gouvernement dirigé par Keir Starmer. "Le Premier ministre a été clair à plusieurs reprises : il ne cédera à aucune pression. Il défendra toujours fermement les intérêts nationaux du Royaume-Uni, et la question des Malouines ne fait pas exception", a-t-elle expliqué. 

Un porte-parole du département d'État américain a affirmé vendredi auprès de l'AFP que Washington restait "neutre" sur la question de la souveraineté contestée de cet archipel de l'Atlantique Sud qui fait l'objet d'un différend entre l'Argentine et le Royaume-Uni. "Nous sommes conscients de l'existence de revendications de souveraineté conflictuelles entre l'Argentine et le Royaume-Uni", a déclaré le porte-parole, ajoutant que les États-Unis reconnaissent "l'administration de facto du Royaume-Uni" sur les îles, sans pour autant prendre parti dans ce différend territorial. 

Les îles Malouines, ce bout de terre où vivent 3.600 habitants, n'ont donc pas fini de faire couler de l'encre et d'animer les débats. En 2013, les locaux avaient été interrogés sur leur volonté de garder le statut de territoire britannique d'outre-mer. Ils avaient répondu à 99,8% par la positive.

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