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DOCUMENT RTL - "Ce n'est pas un plaisir quand on se sert de son arme", dit un policier de la BAC

Yannick Landurain, policier de la BAC, explique comment il a dû par deux fois faire usage de son arme face à un conducteur qui tentait de fuir.

Un brassard de police (illustration)
Un brassard de police (illustration)
Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP
DOCUMENT RTL - "Ce n'est pas un plaisir quand on se sert de son arme", dit un policier de la BAC
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Alice Moreno - édité par William Vuillez

Samedi 4 juin, après avoir s'être soustrait à un contrôle, un conducteur a été grièvement blessé et une passagère tuée par des tirs policiers, à Paris. Ce jeudi, un policier toujours en poste dans une BAC en Seine-Saint-Denis, explique comment dans sa carrière, il a dû par deux fois faire usage de son arme face à un conducteur qui tentait de fuir. Il détaille ces quelques secondes où il faut prendre une décision dans l'urgence.

"Les deux tirs que j'ai dû faire, c'est effectivement à la suite des chasses et des refus d'obtempérer où la personne ne voulait pas se laisser faire. Une fois, j'étais monté sur le capot du véhicule qui m'avait percuté. J'ai fait usage deux fois en direction du conducteur qui a été blessé au niveau de la main. Mais il n'est pas mort", explique Yannick Landurain qui est aussi délégué pour le syndicat Unité SGP.

"La deuxième fois, même chose, il avait percuté plusieurs fois le véhicule (des policiers, ndlr) et quand je suis sorti, il a tenté de me renverser pour s'enfuir. Là, j'ai fait usage à deux reprises également en direction du conducteur. Je ne l'ai pas impacté mais ça l'a fait piler et on a réussi à l'interpeller", raconte-t-il.

Il faut arrêter l'agresseur et le seul moyen qu'on a, c'est de faire usage de notre arme

Yannick Landurain, policier de la BAC

"On a une seconde pour réfléchir, on n'a pas le temps de regarder l'environnement, on a l'effet tunnel. Souvent, précédemment, on a fait une chasse donc on a l'adrénaline au maximum. Il faut arrêter l'agresseur et le seul moyen qu'on a, c'est de faire usage de notre arme. Mon intégrité physique était clairement en danger à minima. Et au pire, c'était la mort qui était pour moi", poursuit-il. 

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Yannick Landurain est cependant bien conscient que "les conséquences d'un tir sur la voie publique quand on est fonctionnaire ou gendarme, elles sont catastrophiques. Les examens sanguins, les examens urinaires, les auditions à répétition, les gardes à vue. C'est un cauchemar. Évidemment, ce n'est pas un plaisir quand on se sert de son arme quand on est policier". Si c'était à refaire, "je ferais la même chose. Je défendrai ma vie avant celle d'un criminel", assure le policier. 

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