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"Pas le moindre souvenir" : accusé d'abus sexuel, le DJ Odymel affirme avoir agi en état de "sexomnie"

Sur fond d'accusations de violences sexuelles, le DJ suisse Odymel explique que les faits se seraient produits pendant son sommeil après un rapport consenti.

Le DJ Odymel est accusé d'agression sexuelle.

Crédit : Capture d'écran Instagram Odymel

Jérémy Descours

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La scène électronique est secouée. Depuis plusieurs jours, des accusations de harcèlement et d'abus sexuels visant plusieurs DJ circulent sur les réseaux sociaux, provoquant l'annulation de festivals et la suspension par l'agence STEER de ses collaborations avec les artistes concernés.

Parmi eux, le DJ français Shlømo dénonce sur Instagram "une campagne de calomnie et de diffamation fondée sur des informations mensongères […] délibérément déformées, tronquées ou purement inventées, dans le seul objectif de me nuire". Il précise avoir "engagé des actions afin d’examiner les suites judiciaires à donner à cette campagne infondée".

Le DJ suisse Odymel, de son vrai nom Antoine Lauffer, habitué de festivals électro, s'est également exprimé publiquement sur Instagram. "Cette prise de parole est quelque chose à laquelle je réfléchis depuis plusieurs mois maintenant", écrit-il dans un long post publié ce lundi 23 février. Il explique avoir tardé à réagir par peur de "mal communiquer, d'être maladroit, trop peu instruit, ou de heurter davantage".

"Je conçois la difficulté de croire à la justification d'actes aussi importants"

Concernant les faits, Odymel assure qu'ils se seraient produits pendant son sommeil, après un rapport consenti. Selon lui, la personne concernée lui aurait rapporté que "au cours de la nuit, il aurait eu des gestes à caractère sexuel, d'abord envers lui-même, puis tenté d'initier un rapport sans son consentement". Il affirme avoir immédiatement cessé toute action dès qu’elle lui a demandé d'arrêter.

Le DJ évoque un "épisode de somnambulisme dont [il n'a] absolument aucun souvenir" et précise que "l'état décrit par les médecins consultés [était] compatible avec un épisode de somnambulisme à caractère sexuel". "Je n'ai à ce jour toujours pas le moindre souvenir de cet épisode. Je ne peux donc que me baser sur son propre récit pour vous raconter ce qu'il s'est produit", ajoute-t-il. 

Il reconnaît que cette explication peut paraître "facile" ou difficile à croire : "Je conçois la difficulté de croire à la justification d'actes aussi importants", écrit-il, tout en assurant sa coopération totale avec la justice.

Une enquête préliminaire en cours

"À ce stade, une enquête préliminaire est donc en cours. Deux séances de confrontation ont eu lieu. Il n'y a pas encore eu de décision judiciaire, ni de procès, puisque l'enquête préliminaire n'a pas été clôturée", écrit le DJ basé à Bruxelles. 

Pour se protéger et comprendre l'événement, Odymel dit avoir suivi une quinzaine de séances avec un psychologue et remis un rapport à la personne concernée. Il explique vouloir "s’assurer que cela ne se reproduise jamais" et souligne qu'il n'existe aucun autre fait qui lui soit reproché.

La sexomnie, ou somnambulisme sexuel, est un trouble du sommeil rare, qui peut se manifester par des gestes sexuels inconscients, parfois dirigés vers un partenaire. Invoquée devant certains tribunaux, cette défense a déjà été admise ou rejetée selon les expertises médicales produites. 

Enfin, l'artiste explique ressentir "le besoin de prendre un court temps de recul auprès de [ses] proches". Et de conclure : "La musique reste et restera ma passion. Je continuerai à m'y consacrer avec la même sincérité, et j'espère pouvoir continuer à la partager avec celles et ceux qui le souhaiteront". 

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