2 min de lecture Faits divers

Disparition d'Estelle Mouzin : Michel Fourniret n'est pas passé aux aveux

Mis en examen mercredi 27 novembre pour enlèvement et séquestration suivis de mort par la juge d'instruction chargée de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin en 2003, Michel Fourniret n'est pas formellement passé aux aveux.

Croquis du procès de Michel Fourniret, le 13 novembre 2018.
Croquis du procès de Michel Fourniret, le 13 novembre 2018. Crédit : BENOIT PEYRUCQ / AFP
Romane
Romane Ganneval et AFP

Si "l'ogre des Ardennes", n'est "pas encore passé" formellement "aux aveux" pour le meurtre d'Estelle Mouzin en 2003, des charges "très importantes" pèsent sur Michel Fourniret, a déclaré l'un des avocats du père de la fillette.

Lors de son audition mercredi par la juge d'instruction, le tueur en série mis en examen dans ce dossier depuis le 27 novembre "n'a pas donné d'éléments précis" sur son implication dans la disparition de la fillette, a déclaré Maître Didier Seban, précisant parler sur la base des premiers éléments portés à sa connaissance.

"Il n'est pas passé aux aveux mais est resté évasif, comme souvent", a complété l'avocat. Avec Michel Fourniret, "il faut parfois attendre longtemps pour avoir des aveux, on l'a vu dans les affaires Parrish et Domece", deux jeunes femmes tuées en 1988 et 1990.

Toutefois, malgré l'absence d'aveux formels, "les charges sont très importantes" à l'encontre du tueur en série, a estimé Maître Seban. "Cela explique qu'il ait été mis en examen par la juge d'instruction".

Fourniret est mis en examen pour enlèvement, séquestration suivis de mort

Michel Fourniret a été entendu mercredi pendant près de trois heures par la juge d'instruction Sabine Khérie, saisie de l'enquête sur la disparation d'Estelle Mouzin fin juillet. À l'issu de son interrogatoire, l'homme a été mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort. C'est la première fois que le tueur en série, entendu à plusieurs reprises depuis la disparition de la fillette à Guermantes en Seine-et-Marne le 9 janvier 2003, est formellement mis en cause dans cette affaire.

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Déjà condamné à la perpétuité pour les meurtres de huit jeunes femmes et adolescentes, Michel Fourniret avait toujours nié toute implication dans la disparition d'Estelle Mouzin, expliquant qu'il se trouvait ce jour-là à son domicile de Sart-Custinne, en Belgique. En guise d'alibi, le tueur en série invoquait un appel téléphonique passé à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n'avait alors pas décroché mais l'appel avait été attesté par des relevés téléphoniques.

L'alibi a cependant été fragilisée par les récentes déclarations de son ex-épouse Monique Olivier. Entendue le 21 novembre par la juge Khéris, elle avait raconté avoir elle-même passé ce coup de téléphone, à la demande de son mari.

La seconde avocate du père d'Estelle Mouzin, Maître Corinne Hermann, espère bientôt recueillir "des indications pour retrouver Estelle très rapidement. (...) Il faut que, maintenant, on mette les moyens pour retrouver son corps et très vite".

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