2 min de lecture Faits divers

Disparition d'Estelle Mouzin : ce que l'on sait des aveux de Michel Fourniret

ÉCLAIRAGE - Après avoir nié son implication dans la disparition de la fillette pendant 17 ans, "l'ogre des Ardennes" a avoué son meurtre devant la juge d'instruction ce vendredi 6 mars. Le 27 novembre dernier, il avait été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans ce dossier.

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Disparition d'Estelle Mouzin : ce que l'on sait des aveux de Michel Fourniret Crédit Image : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP | Crédit Média : Alice Moreno | Durée : | Date :
Alice Moreno
édité par Sarah Ugolini

C'est la fin d'une énigme judiciaire qui a duré plus de 17 ans. Le tueur en série Michel Fourniret a avoué aux enquêteurs avoir tué Estelle Mouzin, disparue en janvier 2003 à Guermantes, en Seine et Marne. Elle avait alors 9 ans et son corps n'a jamais été retrouvé. Il "a reconnu sa participation aux faits", a confirmé ce samedi 7 mars le parquet de Paris, confirmant une information du Point et d'Europe 1. 

Celui qu'on surnomme "l'ogre des Ardennes" serait passé pour la première fois aux aveux après trois jours d'interrogatoire qui se sont conclus vendredi dans le bureau de la juge d'instruction Sabine Kheris. Des déclarations qui interviennent un an tout juste après le témoignage accablant de son ex-femme Monique Olivier. En effet, alors qu'il avait toujours affirmé avoir passé un appel téléphonique à son fils le soir de la disparition d'Estelle Mouzin.

Le fils n'avait pas décroché, mais l'appel avait été attesté par des relevés téléphoniques. Devant la juge, l'ex-compagne a indiqué avoir passé elle-même cet appel à la demande de son ex-mari, qui ne se trouvait pas à son domicile ce jour-là.

Son ex-femme avait fait tomber l'alibi du tueur en série

En mars 2019, elle avait déjà fait tomber l'alibi du tueur en série de 77 ans. Quelques mois plus tard, le 27 novembre dernier, Michel Fourniret était mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort". Auditionné dans la foulée, il avait alors évoqué "sa mémoire qui fiche le camp", avant d'exhorter la juge à le traiter comme un coupable.

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Un discours insaisissable dans la bouche d'un homme à l'esprit manipulateur. Michel Fourniret a déjà mis les enquêteurs sur sa piste à plusieurs reprises. Une première fois  en 2007, où il s'incriminait dans une lettre adressée au parquet de Reims. 

Je ne nie pas être impliqué dans l'affaire Estelle Mouzin

Michel Fourniret en 2018.
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Le père d'Estelle Mouzin voyait alors dans ce courrier un moyen pour Fourniret de se distraire en prison. La dernière fois c'était en 2018 et il fournissait alors des aveux en creux : "Je ne nie pas être impliqué dans l'affaire Estelle Mouzin", disait-il, sans avouer vraiment. Ses nouveaux aveux, formulés vendredi 6 mars, sont donc à prendre avec précaution. 

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