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Un bébé (illustration).
Crédit : Aline Morcillo / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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L'affaire des laits infantiles, déjà à l'origine de deux enquêtes ouvertes en France après la mort de deux nourrissons, a connu jeudi 29 janvier un nouvel épisode judiciaire avec la plainte contre X déposée au tribunal judiciaire de Paris par l'association Foodwatch et huit familles, qui accusent les industriels et le gouvernement de ne pas avoir agi à temps.
"On a des bébés extrêmement malades, qui ont tous eu des épisodes de diarrhées absolument atroces, des selles liquides toutes les demi-heures, des vomissements en jet, d'énormes fièvres... Tous ont ces points communs, avec aussi un petit bébé qui a été hospitalisé pendant trois semaines, allant en réanimation, alors qu'il venait de naître", justifie Ingrid Kragl, membre de Foodwatch sur RTL.
Elle évoque également "des familles dévastées et des parents qui se sentent extrêmement coupables", déplorant "un grand manque d'informations de la part des fabricants". Par ailleurs, elle regrette la posture des autorités, qui se disent "mobilisées mais ont quand même tardé avant de communiquer".
Vous ne pouvez plus continuer avec cette absence de transparence
François Lafforgue, l'avocat de l'association Foodwatch
Si la plainte est officiellement déposée contre X, l'association précise que tous les industriels ayant fait des rappels produits depuis deux mois sont concernés : Nestlé, Danone, Lactalis, Vitagermine pour Babybio et La marque en moins, qui a rappelé plusieurs lots mardi. Foodwatch leur reproche une mise en danger de la vie des nourrissons, de la tromperie aggravée, un manquement aux obligations de sécurité et un défaut de signalement.
"Les personnes physiques risquent des peines d'emprisonnement", souligne l'avocat de l'association François Lafforgue pour motiver sa plainte. Pour les personnes morales, on parle d'"amendes qui vont jusqu'à 750.000 euros suivant les infractions, voire jusqu'à 10% du chiffre d'affaires dans l'activité concernée", précise-t-il. "Il faut absolument que la justice pénale s'en empare pour dire aux industriels : 'Vous ne pouvez plus continuer avec cette absence de transparence, cette absence de vigilance, cette négligence dans la traçabilité des produits'", assène-t-il encore.
En plus de cette plainte, Foodwatch va engager des actions civiles pour réclamer aux industriels des dommages et intérêts pour les huit familles concernées. L'association assure être en contact avec d'autres parents inquiets, prêts à se mobiliser. Ceux des deux bébés morts à Angers et Bordeaux n'en font pas partie.
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