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Déraillement d'un TGV en Alsace : "Je vais souffrir de séquelles à vie", raconte un rescapé

L'accident, qui avait coûté la vie à 11 passagers du train le 14 novembre 2015, est la pire catastrophe ferroviaire depuis 1981.

Les secouristes interviennent à Eckwersheim, après qu'un TGV a déraillé, une partie étant tombée dans le canal.
Les secouristes interviennent à Eckwersheim, après qu'un TGV a déraillé, une partie étant tombée dans le canal.
Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier

Il devait relier Paris à Strasbourg le 14 novembre 2015, quand à 15h04 l'horreur se produit aux abords de la commune alsacienne d'Eckwersheim (Bas-Rhin). La motrice de tête du train d'essais 744 de la ligne Est européenne déraille et termine sa course folle dans un canal situé en contrebas. Un an après le drame, qui a coûté la vie à 11 personnes, un des rescapés témoigne sur France Info. "J'ai entendu comme un bruit de machine à laver, puis j'ai perdu connaissance". Sur le tronçon en question, la vitesse est limitée à 160 km/h. Le train sera contrôlé à 243 km/h, selon un rapport du Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre rédigé en février 2016. L'accident du TGV serait probablement dû à une erreur humaine.

Après le choc, le jeune père de famille de 29 ans revient rapidement à lui. "La cabine était sens dessus dessous. J'ai essayé de me lever mais me suis rapidement rendu compte que je ne pouvais pas (...) Avant de pouvoir nous prendre en charge, les secours ont dû faire le tour des rames. Quand les pompiers sont arrivés à ma hauteur, ils m'ont donné des médicaments pour la douleur. Je me suis réveillé à l'hôpital", se souvient ce survivant de la pire catastrophe ferroviaire depuis la naissance du TGV en 1981.

Un an après, le rescapé, suivi par un psychologue, conserve de lourds stigmates. "Je n'arrive pas à dormir à cause des médicaments que je prends. Du coup, je repense à l'accident. Ça n'aide pas. C'est toujours compliqué (...) Je vais souffrir de séquelles à vie", redoute le jeune homme, qui a repris le train pour la première fois en mars. "Ce n'était pas évident. La rame qui bouge, les freinages, le bruit. Tout me faisait penser à l'accident."

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