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Décès d'une femme aux urgences de l'hôpital Lariboisière : ce que l'on sait

Comment peut-on mourir aux urgences sans avoir été prise en charge ? Le parquet de Paris a ouvert une enquête après la mort d'une femme, douze heures après son admission à l'hôpital Lariboisière, à Paris.

L'hôpital Lariboisière à Paris (illustration)
L'hôpital Lariboisière à Paris (illustration)
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Décès inexpliqué d'une femme aux urgences de l'hôpital Lariboisière : ce que l'on sait
03:06
Odile Pouget & Isabelle Choquet & Leia Hoarau

C'est à 18h45, lundi 17 décembre, que cette femme âgée d'une cinquantaine d'années, arrive à l'hôpital Lariboisière, dans le plus gros service d'urgences de Paris. Selon nos informations, il s'agit d'une employée de la Ville de Paris. Emmenée, selon l'AP-HP, par une brigade de sapeurs-pompiers de Paris, elle se plaint de maux de tête et de fièvre. Elle est alors reçue par une infirmière chargée de l'orientation des patients et sa présence est enregistrée dans le logiciel de prise en charge.

Selon le syndicat des médecins urgentistes, la patiente, dont l'état de santé ne présente pas de caractère de gravité après ce premier examen, est invitée à attendre son tour comme beaucoup de gens ce soir là.

C'est là que les certitudes s'arrêtent. Cinq heures plus tard, aux environs de minuit, elle aurait été appelée mais faute de réponse, les soignants, selon nos informations, auraient considéré qu'elle avait quitté l'hôpital sans avis médical. Une situation qui se produit plusieurs fois par jour.

Et c'est seulement au petit matin, à 6h20, lors du changement d'équipe, que son corps sera découvert sur un brancard. Pendant tout ce temps, elle n'aura vu aucun médecin, confirme un membre du personnel soignant. Parallèlement aux investigations de la justice, une enquête interne a été ouverte.

Le personnel hospitalier ému

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Ce décès suscite beaucoup d'émotions auprès du personnel hospitalier. Certains reconnaissent tout de même que le rythme soutenu, le manque d'effectif et les locaux inadaptés aux 300 patients par jour peuvent conduire à des dysfonctionnements et des erreurs.

"C’est encore un témoignage de cette surcharge qui est devenue insupportable dans les services d’urgence. Insupportable pour les patients, cette surcharge est également insupportable pour les personnels qui ne peuvent plus travailler dans ces conditions", a réagi le président du Samu, invité de RTL Soir.

Les services d'urgence "ont craqué pour beaucoup. Ils tiennent à un fil pour la majorité", a ajouté François Braun.

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