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Crash du Concorde : "Ça aurait pu arriver à n'importe quel pilote", pour Gérard Feldzer

Gérard Feldzer. pilote de ligne et ingénieur, revient avec Flavie Flament sur les circonstances du crash survenu le 25 juillet 2000.

Un Concorde MSN1 pris en photo en 2014 à Blagnac en France
Un Concorde MSN1 pris en photo en 2014 à Blagnac en France
Crédit : REMY GABALDA / AFP
Le Concorde : le jour du crash de l'avion sur un hôtel
34:19
Flavie Flament & Capucine Trollion

Le 25 juillet 2000, le Concorde AF4590 à destination de New York s’écrase sur l’Hôtel Hotelissimo de Gonesse, faisant 113 victimes. Une catastrophe aérienne qui marquera la fin du mythique avion supersonique.

Ce jour-là, le Concorde s’élève dans le ciel, malgré deux moteurs hors d’usage et le train d’atterrissage qui refuse de rentrer. L’avion n’a pas assez de puissance pour revenir à Charles de Gaulle. Le pilote et le copilote, Christian Marty et Jean Marcot, décident donc de se rabattre sur celui du Bourget à 5kms de là. Ils savent que c’est leur seule et maigre chance. Moins de deux minutes plus tard, l’avion se crashe sur l’Hotellissimo, le détruisant en totalité.

À l'époque, le Concorde était réputé pour être l'avion le plus sûr du monde. "Il était très surveillé, parce que faire voler un supersonique tous les jours avec des passagers à bord, c'est un challenge incroyable", démarre Gérard Feldzer, ingénieur et pilote de ligne français au micro de Jour J. "Ce jour-là, ils [les membres de l'équipage] montent dans l'avion, ils commencent leur check-list. Et là deux minutes vont suivre, deux minutes qui ont été fatales. Tout s'est passé en deux minutes", explique-t-il au micro de Flavie Flament, avant d'ajouter : "ça aurait pu arriver à n'importe quel pilote".

Un enchaînement d'incidents

"Un accident, c'est plusieurs causes. On a d'abord cette petite lame de métal qui s'est détachée d'un avion DC-10 de Continental Airlines", explique le pilote de ligne. Le DC-10 " devait décoller, il avait du retard parce qu'il manquait des bagages à bord. Le Concorde n'aurait jamais dû décoller derrière ce DC-10, c'est une première cause", ajoute-t-il. 

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La deuxième cause, "c'est que le Concorde décolle 4 minutes après ce DC-10, c'est vraiment le hasard affreux, incroyable" et la troisième "c'est que cette lamelle avait déjà fait des défaillances chez Continental. Elle avait été changée deux fois déjà (...) et elle est tombée sur la piste", poursuit Gérard Feldzer.

Il ajoute : "Et puis l'aéroport de Paris devait inspecter la piste, elle l'a fait juste avant [le décollage du DC-10] et pas après. Sans oublier "les pneus dégonflés [du DC-10, ndlr] et les incidents qui ont été déjà constatés par Air France et Bristih Airways... Si on avait résolu le problème, ça ne serait pas passé ainsi. Il suffisait qu'un seul de ces éléments n'ait pas lieu, il n'y aurait pas eu l'accident", conclut-il. 

Tous les jours dans Jour J, de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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