1 min de lecture Justice

Corse : le directeur de la chambre d'agriculture poursuivi pour 1,4 million d'euros de fraude

En Corse-du-Sud, le directeur de la chambre d'agriculture et cinq de ses proches sont accusés de fraude aux aides européennes pour un montant d'1,4 million d'euros.

Drapeau corse (Illustration)
Drapeau corse (Illustration) Crédit : AFP / STEPHAN AGOSTINI
Louis Rigaudière et AFP

L'affaire secoue l'île de Beauté. Le directeur de la chambre d'agriculture de Corse-du-Sud et cinq de ses proches sont soupçonnés de fraude aux aides européennes pour un montant 1,4 million d'euros. Ils seront convoqués devant le tribunal d'Ajaccio le 7 avril 2020 pour "escroquerie en bande organisée et blanchiment en bande organisée", selon le procureur de la République d'Ajaccio, Eric Bouillard. Ils encourent dix ans de prison au maximum. 

Le "rôle central" du directeur de la chambre d'agriculture, également responsable de l'Etablissement départemental de l'élevage (EDE) "chargé du contrôle des aides", "est avéré", a estimé lors d'une conférence de presse le procureur. Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer ses fonctions jusqu'au procès. "Ces postes-clés expliquent la connaissance fine que pouvaient avoir les fraudeurs de la réglementation en vigueur", a estimé le magistrat. 

Le responsable administratif conteste les faits qui lui sont reprochés, a précisé le procureur, et assure "que tout est parfaitement conforme à la réglementation".

Une 5ème exploitation associée au dossier

L'enquête avait été ouverte après un contrôle dans les quatre exploitations familiales à Letia (Corse-du-Sud). Cette famille percevait "un peu plus de 400.000 euros d'aides européennes chaque année, sous la forme de primes à la surface et de primes aux vaches allaitantes" pour 600 hectares et 530 vaches déclarés, avait indiqué le procureur en novembre 2018.

Une cinquième exploitation a été associée à ce dossier, les enquêteurs estimant que le gérant était en fait un ouvrier agricole de la famille. "Ces cinq exploitations n'en font en réalité qu'une", selon le procureur. Cette "division fictive" a permis de "passer au travers des contrôles" administratifs en déplaçant le cheptel d'une exploitation à l'autre en fonction des inspections annoncées et "d'augmenter les aides" reçues, a expliqué M. Bouillard.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Corse Fraude
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants