2 min de lecture Justice

Chirurgien soupçonné de pédophilie : 250 potentielles victimes ont été identifiées

Parmi elles, 209 ont pu être auditionnées dans le cadre de l'enquête visant Joël Le Scouarnec, indique le procureur de la République de La Rochelle, Laurent Zuchowicz.

Le centre hospitalier de Jonzac, où le chirurgien a officié.
Le centre hospitalier de Jonzac, où le chirurgien a officié. Crédit : Capture Google Maps
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

Les chiffres font froid dans le dos. Dans un communiqué diffusé ce lundi 18 novembre, Laurent Zuchowicz, procureur de la République de La Rochelle, a donné de nouveaux éléments concernant l'enquête préliminaire visant Joël Le Scouarnec, ancien chirurgien soupçonné de pédophilie

"250 victimes potentielles de faits non prescrits de pédophilie ont été identifiées au cours de l'enquête", a-t-il indiqué, ajoutant que parmi elles, 209 avaient pu être auditionnées. "Plusieurs d'entre elles ont fait état de souvenirs précis", peut-on lire dans le communiqué. "184 victimes présumées ont souhaité déposer plainte, parmi lesquelles 138 sont actuellement domiciliées sur le ressort de la cour d'appel de Rennes, dont 100 dans le Morbihan", poursuit le magistrat. 

Laurent Zuchowicz annonce également se dessaisir du dossier au profit du parquet de Lorient, siège du pôle criminel du Morbihan, en raison des lieux de commission des faits présumés, des futures investigations à mener ainsi que de la domiciliation des victimes présumées. Selon le parquet de La Rochelle, sur 159 faits de nature criminelle et/ou délictuelle suspectés entre avril 1991 et janvier 2014, 100 se seraient déroulés dans le Morbihan et 23 dans le Finistère.

Incarcéré depuis mai 2017

Âgé de 68 ans, Joël Le Scouarnec a officié à Vannes (Morbihan), Lorient (Morbihan), Loches (Indre-et-Loire) et Jonzac (Charente-Maritime) de 1989 à 2017. Il est incarcéré depuis mai 2017 dans le cadre d'un premier volet de cette affaire, pour lequel il comparaîtra du 13 au 17 mars devant la cour d'assises de Saintes (Charente-Maritime).

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Ces premiers faits, qui ont lancé cette affaire d'une ampleur inédite en France, concernent des "viols sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité, agressions sexuelles et exhibition sexuelle" sur quatre victimes et remontent à la période 1989-2017. Depuis la clôture de ce dossier en mars, il était visé par une seconde procédure, qui s'est accélérée ces derniers mois, avec la découverte de carnets secrets du chirurgien.

Les noms de jeunes garçons et filles figuraient dans ces carnets intimes dans lesquels le suspect décrivait des scènes sexuelles, des "fantasmes" selon sa défense. Ils ont été découverts lors d'une perquisition à son domicile suite à sa mise en examen et son incarcération pour le viol de la fille de ses voisins à Jonzac, où il a travaillé de 2014 à 2017, et d'une membre de sa famille ainsi que des agressions sexuelles sur de jeunes patients. Il s'agit des faits pour lesquels il est renvoyé devant les assises de la Charente-Maritime à Saintes.


Des images pédopornographiques, des poupées cachées dans le plancher et des perruques avaient également été retrouvées à son domicile.

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