2 min de lecture Justice

"Chemise arrachée" : 15 salariés d'Air France devant la justice

Quinze salariés sont prévenus dans cette affaire, dont cinq pour "violences en réunion" et dix pour "dégradations".

Le DRH d'Air France Xavier Broseta à Orly (Val-de-Marne) après le CCE du 5 octobre 2015.
Le DRH d'Air France Xavier Broseta à Orly (Val-de-Marne) après le CCE du 5 octobre 2015. Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Philippe Peyre
Philippe Peyre

Quinze salariés doivent répondre de leurs actes devant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) à partir du mardi 27 septembre dans le cadre de l'affaire dite de la "chemise arrachée". Un procès qui s'étale sur deux jours dans une salle d'audience remplie. Dix salariés sont poursuivis pour "dégradations" et cinq pour "violences en réunion".
L'intersyndicale d'Air France a appelé à une grève et un rassemblement à partir de 10 heures aux abords du tribunal. La CGT, qui compte plusieurs membres parmi les prévenus, souhaite faire de cette journée un plaidoyer pour "les libertés syndicales".

Miguel Fortéa, secrétaire général de la CGT Air France voit dans ce procès un moyen d'observer "s'il y a vraiment une justice indépendante" car, selon lui, "la présomption d'innocence n'existe pas" dans ce dossier. "En nous traitant de voyous et en demandant des sanctions lourdes et exemplaires" au lendemain des incidents du 5 octobre 2015, le Premier ministre Manuel Valls "a mis le parquet sous pression", a dénoncé Miguel Fortéa. 

3 ans de prison, 45.000 euros d'amende

La photo avait fait le tour du monde et terni un peu plus l'image du dialogue social en France. Celle des deux cadres d'Air France, fuyant sous les huées, torse nu et chemise en lambeaux, le 5 octobre 2015 à la suite d'une manifestation contre un projet de restructuration de la compagnie aérienne. 2.900 emplois étaient visés.

Les débats s'annoncent tendus car d'un côté, l'avocat d'Air France critique la "volonté de la défense de transformer les auteurs en victimes et les victimes en auteurs". Et de l'autre, Me Lilia Mhissen, avocate de la défense, s'est fixé comme objectif de démontrer que les faits qui sont reprochés aux prévenus sur la base des images de la vidéo-surveillance ou des médias ne sont pas tous fondés. Selon elle, deux des accusés ont "clairement agi pour protéger" les deux cadres.

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Quinze salariés sont prévenus dans cette affaire, dont cinq pour "violences en réunion" et dix pour "dégradations".
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